CHAPITRE XLVIIComment nous fut découvert le pays de Lanternois, et comment nous y entrâmesNous naviguâmes encore trois jours ; au quatrième nous nous approchâmes de Lanternois. Nous vîmes en approchant certains petits feux volants : de ma part je pensais que ce fussent non des lanternes, mais des poissons, qui de la langue flamboyants, hors de la mer fissent feu : ou bien lampyrides (vous les appelez cicindèles) reluisant là comme ils font, au soir, dans ma patrie, à l’époque où l’orge mûrit. Mais le pilote nous avertit que c’étaient des lanternes de guet, lesquelles découvraient le pays autour de la banlieue, et faisaient escorte à quelques lanternes étrangères, qui, comme bons cordeliers et jacobins, allaient là comparaître au chapitre provincial. Nous craignions que ce fût quelque prono


