XXIV— L’Arbre Vert, dis-je au commissaire, c’est à La Roque Plougas, de l’autre côté de l’eau. Marie m’en a parlé. Elle dit que l’exploitation appartient à une secte et que la nièce des Chassagne y travaille maintenant. — Oh ! Je connais ! dit l’adjudant Mahé. Ils ont déjà eu des ennuis avec la municipalité de La Roque. Leurs légumes bio, ils les vendent ici au marché, mais c’est de la frime ! Allons-y ! J’avais oublié qu’on ne peut pas traverser la ria en voiture depuis Étel. Il faut faire tout un détour par Belz et Pont Lorois. Le voyage m’a paru interminable, avec le commissaire à côté de moi qui restait muet, le visage figé. Mathilde, tapie sur la banquette arrière, ne bougeait pas. Nous avons traversé les bleds en caravane, toutes sirènes hurlantes, mais il a fallu ralentir ensuite


