NarrationAdriani reçut, à Valence, un nouveau billet de Laure. « Ne soyez pas inquiet, lui disait-elle, je suis en route ; mais la pauvre Toinette a une de ces migraines violentes qui exigent vingt-quatre heures de repos. Je la soigne, afin d’arriver plus vite. Je serai au Temple mardi soir. » Adriani avait donc trente-six heures d’avance sur Laure. Il les mit à profit pour lui ménager une surprise. Il s’arrêta une matinée à Valence et mit à contribution tous les magasins de la ville pour se procurer des meubles, des rideaux, des vases d’ornement, des tapis, tout ce qu’il put trouver de moins pacotille, dans la pacotille que Paris fournit à la province. Comtois eut l’esprit de découvrir un bric-à-brac où son maître fit main basse sur d’assez belles choses. En cette circonstance, Comtois,


