CHAPITRE VINGT-ET-UN

2562 Mots

CHAPITRE VINGT-ET-UN Ceres se tenait au-dessus des portes de Delos et retenait ses larmes en regardant partir son peuple. Ils quittaient abondamment la cité, pas par un ou deux, pas même par petits groupes ou en lignes, mais en formant ce qui ressemblait à un flux sans fin qui s'étendait loin au-delà des murailles de la cité. “Pourquoi font-ils ça ?” demanda-t-elle à son père, qui se tenait là avec elle, en compagnie d'une dizaine des seigneurs de guerre qui, maintenant, la suivaient partout où elle allait. C'était lui qui avait repéré ce phénomène alors qu'il surveillait les réparations des portes endommagées de la cité. Si quelqu'un d'autre le lui avait dit, Ceres n'aurait pas cru que c'était vrai. “Ils ont peur”, dit son père. “Il y a des rumeurs d'invasion et ils veulent s'échapper.

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