XXIV-2

1892 Mots

M. Haags s’éloigna lentement. Perdue !… Ce mot, qu’un étranger venait de prononcer avec indifférence, avait, depuis une semaine, hanté les nuits du banquier. Il voulait espérer, et la menace fatale restait suspendue sur son cœur. Il revoyait partout le visage amaigri de sa fille : dans la luxueuse solitude de son cabinet, dans la foule mélangée de la Bourse, dans les rues tumultueuses. Que le silence régnât autour de lui ou qu’il entendit les vociférations des hommes d’affaires autour de la corbeille, son oreille était remplie du bruit léger de la toux de Lia… Était-il possible que cette petite toux sèche, qui ne s’entendait même pas de l’autre côté d’une portière, déchirât les poumons malades de la jeune fille, en augmentât incessamment la blessure et usât sans relâche ses forces ? Il vo

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