XVI Quand une journée démarre sous de mauvais auspices, il faut savoir faire le dos rond. Ce matin, au saut du lit, le souvenir du rendez-vous de quatorze heures, au pôle médico-légal de la Cavale Blanche, avait quelque peu entamé ma bonne humeur. Ce n’est jamais folichon d’assister à une autopsie, et ceci bien entendu quels que soient l’âge de la victime ou les circonstances de son décès. Que ce soit une jeune fille, violée puis étranglée, ajoutait sans doute à ma mélancolie. Mais là, maintenant, dans la voiture qui m’emmène de Quimperlé à Quimper, je redoute de rencontrer les parents de Coralie Chemid. S’il est un exercice que je redoute, plus encore qu’une autopsie, c’est bien celui-là. Tout en conduisant, je cherche des formules, des phrases passepartout, que je pourrai prononcer pour


