– Je n’en crois rien ! s’écria-t-il ; c’est une fausseté ! Cela ne peut être vrai du fils de ton père… du fils de ta mère… encore moins de mon fils nourricier… ! J’offre le gage du combat en face du ciel et de la terre à quiconque soutiendra que c’est la vérité. Un mauvais œil a jeté un sort sur toi, mon cher enfant, et la faiblesse que tu appelles lâcheté est l’ouvrage de la magie. Je me souviens de la chauve-souris qui éteignit la torche à l’instant de ta naissance jour de joie et de douleur. Mais console-toi, mon cher Eachin, nous irons ensemble à Iona, et le bon saint Colomba, aidé de tous les bienheureux saints et des anges qui ont toujours favorisé ta race, retirera de ton sein le cœur de la biche blanche et te rendra celui qu’on t’a dérobé. Eachin l’écoutait d’un air qui aurait fai


