Bientôt les spectateurs virent ceux qui avaient échappé à ce combat meurtrier se rassembler sur la rive du Tay, terrain, que le sang répandu rendait le moins glissant, et qui était le moins encombré de cadavres, pour y terminer l’œuvre d’extermination. – Pour l’amour du ciel, au nom de la merci que nous lui demandons tous les jours, dit le bon vieux roi au duc d’Albany, mettons fin à ce combat ! Ne souffrons pas que ces infortunés restes de créatures humaines continuent une pareille boucherie ! Sûrement ils écouteront la raison maintenant, et ils accepteront la paix à des conditions équitables. – Calmez-vous, sire, lui répondit son frère. Ces montagnards sont une peste pour les basses-terres. Les deux chefs vivent encore. S’ils se retirent sans danger, la besogne de cette journée ne sert


