Catherine sortit de la chambre pour exécuter aussi bien qu’elle le put les ordres de son père : car quoique naturellement doux, et aimant passionnément sa fille ; quoiqu’il souffrit souvent, à ce qu’il paraît, qu’elle fût maîtresse de ses volontés et qu’elle influât même sur les siennes, cependant elle savait qu’il avait coutume d’exiger l’obéissance filiale, et de faire valoir les droits de l’autorité paternelle assez strictement lorsque l’occasion lui semblait demander de maintenir la rigueur de la discipline domestique. Tandis que la belle Catherine s’occupait à exécuter les ordres de son père et que le bon Glover s’habillait à la hâte, en homme pressé de se mettre en voyage, on entendit dans la rue étroite le bruit de la marche d’un cheval. Le cavalier était enveloppé d’un grand mante


