Cheikh
La vie avait continué sa routine, même s’il semblait parfois difficile dans les bords. Il devait absolument reconnaître qu’il était un homme partagé entre deux femmes. Si chez l’un c’était le calme, la paix, chez l’autre c’était le séisme avant la tempête. Il avait tout fait pour rester juste mais Marianne n'acceptait toujours pas l’idée que Seynabou soit elle aussi sa femme. Il pouvait bien les séparer de maison, mais savait que ce sera une idée de fou. Connaissant Marianne, elle trouverait toujours le prétexte de mêler le feu au fourneau. Il se disait que le fait de vivre ensemble pourrait peut-être les rapprocher encore plus.
Heureusement, le fait d’alterner entre les deux l’aidait à se maîtriser.
—Et avec Marianne, j’espère qu’il y’a du mieux maintenant? Lui demanda son ami Alioune.
Ce dernier c’est son cousin, en plus d’être son meilleur ami. Ils avaient grandi ensemble dans la
maison de leurs grands-parents et depuis, ils sont restés les meilleurs amis du monde
—Ca va comme d’habitude. Soupira-t-il
—Je t’avais bien prévenu. A quoi tu t'attendais en l’épousant ? Cette fille est avec toi que par intérêt. Elle ne fait que ce qui lui passe par la tête.
—Et c’est de ma femme que tu parles. Le prévient-il.
—Et alors ? Je ne t’ai pas raconté que j’étais une fois passé chez toi et elle m’a répondu à travers la porte sans même m’ouvrir, sous prétexte que tu étais absent ?
—Je suis sûr qu’elle ne savait pas que c’était toi. Essaya-t-il de la défendre
—Arrêtes de te faire des films cheikh. Cette femme n’est pas pour un foyer. Quelqu’un qui crie qu’elle ne peut pas faire une omelette et elle en est fière.
—Rohh ! Bon ca suffit maintenant, laisses-la.
—Moi en tout cas je préfère Seynabou. Cette femme mon frère, c’est une vraie épouse. Lui rappelle-t-il
Même s’il reconnaissait tout ce que venait de dire son ami de toujours, il ne voulait pas qu’on dise du
mal de Marianne. Elle était vraiment différente des jeunes femmes du pays, car se prenant pour une fille beaucoup trop classe. Il l’avait choisi et ne voulait pas donner raison à tous ceux qui l’avaient mis en garde. Elle était du genre qui croyait à ces idéologies comme quoi que, jamais elle ne se rabaissera au même niveau que les femmes d’hier.
Avec Marianne, il fallait beaucoup de patience, mais il patientera en espérant qu’un jour elle changera d’attitude. Elle ne se préoccupait que de ce que les gens pensaient d’elle et ça détruisait vraiment sa vie.
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Seynabou rentrait de son cours de cuisine, lorsqu’elle vit plusieurs femmes autour du salon en train de discuter. Passant près d’elles, elle les salua avant d’aller prendre sa douche. Celle-ci terminée, elle fit ses prières ratées avant de se diriger vers la cuisine. Aujourd’hui son mari sera de tour chez elle donc comme d’habitude, elle allait lui concocter de bons petits plats. Les cours l’aidaient beaucoup à se surpasser et elle apprenait plus de jour en jour avec les cuisines des autres. Elle avait encore plus d’astuces pour rendre fou son homme, elle sourit en pensant à lui et à leur
début. Presque un an et bien des choses se sont passés, bref elle allait lui faire des croquettes de légumes au poulet comme plat d’entrée. Elle allait encore passer devant le salon lorsque des éclats de rire lui parviennent.
—Alors ma chérie, comment ça se passe avec la villageoise ? Entendit-elle l’une d’entre elle demander.
—Aussi sauvage qu’on ne peut l’être. Vous vous rendez compte qu’elle a à peine fait les bancs? Si je peux l’appeler ainsi. D’après ses dires, elle est allée jusqu’en troisième mais laisse-moi m’en douter. Répond salace ment Marianne.
Elles les entendent rire avant de glousser.
—Mais comment fais-tu pour vivre avec ? Demanda une autre.
—Oh, je suis bien obligée de la supporter. Même Cheikh ne peut la voir en peinture. À chaque fois, il me répète qu’il ne comprend pas le choix de ses parents de l’avoir choisi.
—Hum, si c’était moi j’allais tout faire pour qu’elle dégage. Reprit la première voix.
—Oh, t’inquiète ma chérie, qu’est-ce qu’elle peut bien lui servir ? Il ne peut ni l’amener chez ses amis, ni dans ses dîners encore moins devant une présentation.
Elle resterait là à se demander ce qu’il se passe.
S’exclama sa coépouse.
Elles éclatèrent encore une fois. Seynabou ne savait pas pourquoi elle restait à les écouter, mais elle voulait juste avoir une idée de ce qu’on pensait d’elle.
—Cheikh dit qu’il attend juste les deux ans pour se débarrasser d’elle. Je le plains pendant ce moment, il peine à sortir avec elle sous prétexte qu’on les voit ensemble. Elle n’a ni goût, ni style, trop démodée et ça se comprend avec son milieu.
Ne voulant plus en entendre, Seynabou sortit acheter ce qui lui manquer pour finir sa cuisson. De retour, elle les vit sortir de la chambre le sourire aux lèvres. Elle ne pouvait s’empêcher de les regarder, elles avaient la classe dans leurs tenues et leurs démarches étaient chaloupes. Elles la regardent d’une manière hautaine avant d’éclater toutes de rire. Même si elle ne voulait pas se l’avouer, leur réaction l’avait blessé, mais pour oublier cette mésaventure, elle continua son dîner avant la descente de son mari.
***
—Tu crois que je ne te conviens pas parce que je ne connais pas certaines règles de la bienfaisance? Ne put-elle s’empêcher de demander à son mari après avoir fermé leur porte.
—Qu’est-ce que tu racontes ? Demande-t-il avec surprise.
—Je sais que tu es une personne respectable et je sais bien que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. [Triturant ses doigts] Je te promets de faire des efforts même s’il me faudra beaucoup de temps pour cela.
—Hé c’est quoi ces idées que tu t’es mises dans la tête ?
Cheikh lui posait la question tout en s’approchant d’elle.
—Rien je veux juste que tu sois fier de moi.
—Mais je le suis, pourquoi tout d’un coup tu parles de ça ? Quelqu’un t’a fait une remarque ? l’interrogea-t-il.
—Non non, je veux juste que tu n’aies pas honte de moi, ajoutât-elle.
Cheikh le ramena sur ses jambes et la força à la regarder dans les yeux avant de dire.
—Ne laisses personne te marcher sur les pieds, je suis vraiment fier de toi et je t’estime beaucoup habibi.
Elle lui sourit face à cette marque d’affection et remarqua que ses yeux étaient fixés sur sa poitrine. Elle sentait nettement un truc gros et dur entre ses jambes.
—Tu veux que je te montre combien je suis fier
de toi ?
Elle hocha juste la tête. Alors, il la renversa sur le lit avant de prendre sa bouche en otage. Grâce à ses camarades mariées à l’école, elle avait appris de nouvelles choses et pour le lui montrer, elle glissa doucement sa main à l’intérieur de son pantalon. Elle l’entendit jurer avant de se relever et se mettre cette fois en califourchon sur lui, la permettant ainsi d’avoir un meilleur angle. Elle était toute timide à l’idée de faire
cela, mais dans les yeux de son mari, elle y voyait de l’encouragement.
Elle commence à lui faire des bisous sur le cou, le torse avant de descendre au niveau de son ventre.
Elle était excitée en entendant le son qu’émettait son mari face à ses caresses et en soufflant enfin, elle prit sa tige et commença à caresser.