Chapitre 13

1120 Mots
—Ah ici, lorsqu’on sème le vent, on récolte la tempête. Des charlatans ? Il faut être vraiment désespéré pour faire recours à eux. Moi Marianne, femme aimée par son mari, je vis dans son cœur plutôt que d’essayer de le marabouter. Dit à gorge déployée Marianne Depuis des semaines, Seynabou vivait un vrai calvaire lors de ses descentes de cours. Marianne cherchait à l’humilier, c’est vrai que tout l’accuse mais elle en voulait à son mari d’avoir parlé de cela. Surtout avec son état, elle se demande parfois si autre chose l’intéresse à part le bébé qu’elle porte. Depuis, il lui adressait à peine la parole, si ce n’est que pour demander comment elle allait avec la grossesse. —Je l’avais dit ici et je le répète. Cheikh est fait pour moi. Répéta encore Marianne. Seynabou pouvait bien lui répondre mais elle se rappelait toujours de l’adage qui dit : répondre au coup de l’âne vous mettra au même niveau que celui-ci. Donc, elle se calma et continua à faire ce qu’elle était en train de faire. Marianne n’avait que des mots mais elle poserait des actes pour montrer à quiconque ce qu’elle vaut. —Oh là là je vais gagner, je vais danser c’est la vie là là là... Continue de chanter Marianne Lâche de l’entendre chantonner, Seynabou prit son téléphone et commence à écouter quelques versets du Saint Coran afin d’apaiser son cœur et celui de son bébé. *** —Tu viens manger ? Dès son retour, Seynabou avait vu son mari la saluer avant d’aller s’enfermer dans son bureau. Ce qu’il faisait tout le temps ces derniers moments. —Je mangerai plus tard, j’ai beaucoup de travaux à finir. Lui répond son mari plongé dans ses dossiers. Il continuait de lire; elle ne sait pas ce qu’il faisait avec ses documents. Ou bien, peut-être faisait-il semblant ? s’interrogea-t-elle. —Si tu veux, je vais te l’apporter ici dans ton bureau. —Non non va dîner je risque de finir tard aujourd’hui. Elle voulait insister mais savait que la bataille était perdue d’avance. Cheikh devait lui en vouloir même, s’il essayait de faire semblant que non. Peut-être que c’est pour son état s’il ne l’avait pas répudié pensa-t-elle. *** —Qu’est-ce que tu fais ? Lui demande cheikh lorsqu’il la retrouva en train de faire ses affaires. —Ne t’inquiètes pas, je ne retourne pas chez moi. Mais comme c’est devenu difficile pour toi de te retrouver dans la même pièce que moi, Je vais te faciliter la tâche. J’ai décidé de reprendre ma chambre d’avant jusqu’à que tout cela soit réglé. —Hé, qu’est-ce que tu racontes ? Il semblait choqué par ce qu’elle venait de lui dire. —Je vais changer de chambre… —Tu es folle ? Interrogea-t-il. Cheikh la mit face à lui pour la confronter à le regarder dans les yeux. —Tu réfléchis à ce que tu veux faire ? Et ton état ? —Mon état, c’est tout ce qui t’intéresse han vraiment ? Depuis des semaines tu n’as que ce mot à la bouche et moi je compte pour du beurre ? dit-elle avec rage. —Arrête de dire n’importe quoi ! —Pourtant c’est la vérité et même si ce dont tu m’as accusé était vrai, même si c’est moi qui avait fait cela, c’est comme ça que t’aurais réagis donc, me montrer que je ne suis rien pour toi ? — Arrêtes ! —C’est seulement la vérité qui blesse mon cher et moi je refuse de rester avec toi tant que tu auras cette attitude avec moi. —Mais… Elle venait de franchir la porte avec quelques-unes de ses affaires. ****** Cheikh avait du mal à y croire, non c’est faux, elle se trompe vraiment. S’il fait cela c’est parce qu’il a peur. Oui, peur des sentiments qu’elle faisait naître de jour en jour dans son cœur. Il pouvait se l’avouer enfin, il était tombé amoureux, oui fou amoureux de sa femme. Et avec les talismans, beaucoup de questions avaient germé dans sa tête. Et si elle était déjà amoureuse d’un homme dans son village ? Parce que s’il se souvenait bien, elle aussi n’avait pas eu son mot à dire dans ce mariage. Il avait peur que ce soit derrière cet acte qu’elle clamait être innocent. Et cette vérité, il ne pouvait pas la supporter, qu’elle soit avec lui juste par contrainte. Il voulait être rassuré qu’elle aussi ressentait la même, qu’elle aussi l’aimait autant. Et cette fois, il le lui dira oui, il ne fallait plus perdre de temps. Il allait la retrouver dans sa chambre lorsqu’il entendit une voix familière, il n’allait y faire attention mais d’un coup il entendit. —… Eh puce, ha ha jamais je n’aurais cru que le plan allait avoir un tel succès. Elle resta silencieuse un moment avant de reprendre. —Oh, monsieur est tellement fâché contre elle, qu’il ne lui adresse même pas la parole... Non mais t’inquiète je fais attention, Cheikh ne se doute même pas que c’est moi qui ait mis ces talismans dans leur chambre. Et toi avec les texto c’était juste parfait. Hii, non il nous faut un plan B pour la faire dégager d’ici au plus vite ainsi que son bâtard. Cheikh ne pouvait en entendre plus, il vient lui arracher le téléphone avant de lui adresser une gifle. —s****e ! —Il t’arrive quoi mon amour ? dit-elle avec une voix toute tremblante. —C’était toi donc ? —Quoi c’était moi ? —C’est bien toi, j’ai entendu tout ce que tu viens de dire, p’tain, toi Marianne ? Elle le regardait avec de grands yeux tout en ayant une de ses mains sur sa joue. —Tu m’accuses, cheikh ? —Arrêtes p****n c’est toi, donc c’est toi qui te payais ma tête depuis tout ce temps ? Il la voit reculer lorsqu’il s'avançait donc il avait raison depuis le début, c’était bien Marianne. —Attends cheikh, je vais tout expliquer Si j’ai fait cela c’est parce que j’avais peur de te perdre. Depuis quelques temps, j’ai remarqué que tu donnais beaucoup d’importance à cette sauv.. —N’oses même pas, son nom c’est Seynabou. Tonne-t-il. —Je sais, mais tu dois me pardonner bébé. J’ai fait ça par désespoir. —Et tu as fait que j’accuse une personne innocente ? Elle commença à verser des larmes. —Je te demande pardon, je ne le referais plus. Je te jure, je suis désolée mon amour, mais elle est arrivée et plus rien n’avait d’importance pour toi. —Arrêtes de dire des sottises. —Tu crois que ça me fait quoi lorsque tu prononces son nom en plein sommeil où que je te vois la regarder avec les yeux qui pétillent comme si elle était devenue la huitième merveille du monde ? Sanglota-t-elle. —Je… je Cheikh ne savait quelle explication donner face à ses accusations, mais pour ne pas perdre de temps, il se dirigea vers la chambre de Seynabou. Sans taper, il entra et la trouva en train de se peigner ses cheveux. *** PS: pourquoi vous ne commentez pas après lecture? Ou bien vous ne l'aimez pas? Je vais la supprimer alors.
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