– Tiens ! ce bouquet de saules qui émergent encore, à gauche, c’était le Barreux, l’île où nous allions causer dans l’herbe, tu te souviens ?... Ah ! les misérables ! Sandoz, qui ne pouvait voir couper un arbre sans montrer le poing au bûcheron, pâlissait de la même colère, exaspéré qu’on se fût permis d’abîmer la nature. Puis, Claude, lorsqu’il s’approcha de son ancienne demeure, devint muet, les dents serrées. On avait vendu la maison à des bourgeois, il y avait maintenant une grille, à laquelle il colla son visage. Les rosiers étaient morts, les abricotiers étaient morts, le jardin très propre, avec ses petites allées, ses carrés de fleurs et de légumes entourés de buis, se reflétait dans une grosse boule de verre étamé, posée sur un pied, au beau milieu ; et la maison, badigeonnée à


