Rougon ne répondit rien. Sa Majesté n’avait pas fini. Elle ouvrait les lèvres, cherchait une phrase ; mais ce qu’elle avait à dire paraissait la gêner, car elle hésita un instant à descendre jusque-là. Elle balbutia enfin : – Je ne vous parlerai pas de cet huissier, un de vos protégés, un nommé Merle, n’est-ce pas ? Il se grise, il est insolent, le public et les employés s’en plaignent… Tout cela est très fâcheux, très fâcheux. Puis, haussant la voix, concluant brusquement : – Vous avez trop d’amis, monsieur Rougon. Tous ces gens vous font du tort. Ce serait vous rendre un service que de vous fâcher avec eux… Voyons, accordez-moi la destitution de monsieur Du Poizat et promettez-moi d’abandonner les autres. Rougon était resté impassible. Il s’inclina, il dit d’un accent profond : – Si


