Chapitre 21 Le directeur du Comité de Probation et d’Assistance aux Libérés de Saint-Brieuc n’était pas d’accord. Je m’étais présentée à son bureau en compagnie de l’adjudant Hélias, après avoir pris rendez-vous, afin de lui demander sa collaboration pour l’arrestation de Pauber, ou de celui qui touchait ses allocations à sa place et qui, nous l’espérions, nous mènerait à lui. Il nous le dit véhémentement en tapant du plat de la main - qu’il avait épaisse et courte - sur le bois de son bureau et nous prenant de haut: — Je ne suis pas d’accord! J’étais éberluée. — Jeune fille, poursuivit-il, nous ne recevons ici que des détenus fraîchement libérés! S’ils savent que la police… Non! non! Je le repris vertement: — Capitaine, s’il vous plaît. Il prit un air d’indulgence amusée: — Soit,


