Chapitre treize Pepper Chanter de nouveau mes propres chansons me faisait du bien. Ma voix allait mieux. J’avais eu des séances d’acupuncture tous les jours à Los Angeles et n’avais eu à parler à personne. Là, alors que je me tenais sur la scène du Bellissimo avec le micro, mes cordes vocales étaient reposées et essentiellement guéries. Dommage que le reste de mon être ait eu envie de se rouler en boule et de mourir. Tout dans ce retour au Bellissimo me tuait, depuis le fronton avec mon nom illuminé dessus jusqu’à l’odeur de vanille fraîche et d’oranges du hall. Je sentais Tony partout. Je le cherchais partout, même si je priais pour ne pas le trouver. Le temps loin de lui n’avait rien fait pour soulager l’anxiété qui me rongeait les tripes ni le poids qui alourdissait mes membres. J’


