V LE CARNAVAL DE LA SCIENCE. Alexandre de Humboldt s’amuse beaucoup du « carnaval de la science allemande. » Il en fait ce joli tableau : « C’était une chimie spéculative dans laquelle on ne se mouillait pas les mains ; exemple : Le diamant est un caillou arrivé à avoir conscience de lui-même. Le granit, c’est l’éther. Le côté de la lune qui regarde la terré est autrement arrondi que le côté opposé ; la cause en est que la lune voudrait étendre vers notre planète ses bras amoureux, et que, ne le pouvant pas, elle contemple la terre en allongeant la mine. Les blocs de granit sur les rochers sont les tressaillements de la nature. Les forêts sont, comme on le sait, les cheveux de l’animal qui se nomme la terre ; la partie renflée de l’équateur est le ventre de la nature. L’Amérique, e


