VIII LE DROIT D’AÎNESSE. Le premier-né est particulièrement le fils de la force, le fils de l’amour, le fruit de la bénédiction, l’enfant voulu et attendu. Il porte le premier les espérances de la famille. Lorsque les autres viennent, il les connaît le premier, il est leur premier appui, leur première joie. Rien qui soit plus dans la nature que le droit du fils aîné. M. Coquelet abhorre le droit d’aînesse. Il le trouve contraire à la sainte égalité, contraire à la famille, contraire à l’humanité. – Quoi ! l’un de mes fils aurait des privilèges ! Quoi ! l’un de mes fils serait riche et les autres pauvres ! Ne sont-ils pas tous mes enfants, n’ont-ils pas une égale part de mon cœur ? – Et qui vous défend d’aimer également vos enfants, Coquelet ? – Puisqu’ils ont égale part dans mon cœur, q


