II LA JOURNÉE D’UN VOYOU. C’est le titre d’une pochade vive et bien faite, signée d’un boulevardier éminent, M. Delvau. Celui-ci, assurément, est né peintre de Paris, et peut-être quelque chose de plus. Jusqu’à présent, je n’ai pas aperçu qu’il aimât particulièrement le mal, ni qu’il fût sans études. Dieu sait ce que cela durera. Pour le moment je le cite comme moraliste, et si je m’écoutais, je dirais que je le préfère, à Vauvenargues. Il a certainement bien plus de couleur. Toutefois ce n’est pas le temps de mépriser le dessin. Maintenant regardons le voyou. « C’est le gamin de Paris, l’enfant de la voie publique, le produit de la boue et du caillou, le f****r sur lequel pousse l’héroïsme ( ?), l’hôpital ambulant de toutes les plaies morales de l’humanité. Laid comme Quasimodo, cruel


