IV LE PETIT MONITEUR. Le Moniteur du soir, appelé dans le public Petit Moniteur, est le journal à un sou du Gouvernement. On a employé beaucoup de moyens pour le faire prendre et il a pris. C’est le seul journal qui puisse vendre de la politique pour un sou ; avec la politique il vend de la littérature comme un autre, et il fait : encore du rabais sur le sou. Il y a des abonnements de faveur pour les instituteurs et les cures de campagne. Par ces moyens, le Petit Moniteur a conquis plus de lecteurs que M. Havin. Je ne peux pas prétendre que j’aie contribué à sa fortune, je ne l’ai lu qu’une fois en ma vie, mais je suis bien tombé ! Le numéro contenait un feuilleton de M. About. Car le Petit Moniteur ne néglige rien et ne recule pas devant la dépense pour former l’esprit et le cœur des F


