IX

549 Mots

IX BÉTINET, VENGEUR DES LETTRES. Un jeune homme de lettres entreprend de prouver que la mauvaise littérature n’a aucune action sur les mœurs, ou plutôt qu’il n’y a point, quant à la morale, de bonne, ni de mauvaise littérature. Ce n’est point sa cause qu’il plaide, rendons lui cette justice ! On n’a jamais entendu dire que sa littérature ait fait le moindre mal, et quoiqu’il écrive depuis quelque temps déjà, il est innocent comme l’enfant qui vient de naître. J’ai bien le pressentiment qu’il mourra dans cette innocence, enveloppé des feuilles où il a vu le jour. Il se nomme Bétinet, et n’a des rentes. Je suis assuré de ne point l’affliger en signalant sa tentative, mais je ne voudrais point non plus que mes observations lui fissent prendre une idée trop avantageuse de lui-même. Très sin

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER