CHAPITRE XIV Déjeuner de GarçonsM. de Lucenay entra chez M. d’Harville. La blessure du duc avait si peu de gravité qu’il ne portait même plus son bras en écharpe ; sa physionomie était toujours goguenarde et hautaine, son agitation toujours incessante, sa manie de tracasser toujours insurmontable. Malgré ses travers, ses plaisanteries de mauvais goût, malgré son nez démesuré qui donnait à sa figure un caractère presque grotesque, M. de Lucenay n’était pas, nous l’avons dit, un type vulgaire, grâce à une sorte de dignité naturelle et de Courageuse impertinence qui ne l’abandonnait jamais. – Combien vous devez me croire indifférent à ce qui vous regarde, mon cher Henri ! – dit M. d’Harville entendant la main à M. de Lucenay ; – mais c’est seulement ce matin que j’ai appris votre fâcheuse


