CHAPITRE IX Jacques FerrandAu temps où se passaient les évènements que nous racontons, à l’une des extrémités de la rue du Sentier s’étendait un long mur crevassé ; chaperonné d’une couche de plâtre hérissée de morceaux de bouteilles : ce mur, bornant de ce côté le jardin de Jacques Ferrand, le notaire, aboutissait à un corps de logis bâti sur la rue et élevé seulement d’un étage surmonté de greniers. Deux larges écussons de cuivre doré, insignes du notariat, flanquaient la porte-cochère vermoulue, dont on ne distinguait plus la couleur primitive sous la boue qui la couvrait. Cette porte conduisait à un passage couvert ; à droite se trouvait la loge d’un vieux portier à moitié sourd, qui était au corps des tailleurs ce que M. Pipelet était au corps des bottiers ; à gauche, une écurie ser


