Le gang rouge.Cela faisait deux jours qu’ils étaient cachés là, dans un chalet de vacances, aligné parmi d’autres à flanc de colline. D’une fenêtre, on voyait un morceau de chemin qui descendait à la route, celle qui conduisait à la frontière, proche de dix kilomètres à peine. Stan, l’un des deux hommes, y jetait parfois un regard en briquant son Riot-gun, arme redoutable dont il caressait par moment le canon du bout des doigts. Il avait le visage épais, les joues grises d’une barbe de plusieurs jours qu’il laissait pousser depuis que son signalement était donné par les journaux. Le portrait robot tracé de lui était très ressemblant, on y avait même reproduit la petite cicatrice qu’il portait sur le menton. Un témoin avait donc parlé ! Probablement le seul ayant vu les gangsters de près e


