VI Tandis que le roi Henri III s’acheminait vers Paris, le moinillon, après avoir dévoré son morceau de pain, était remonté sur son âne. L’âne, quoique vieux, était une bonne bête ; il mangeait peu, travaillait beaucoup, n’était guère moins entêté qu’une femme, trottait un amble fort doux et ne cherchait pas à désarçonner son cavalier, pourvu que ce cavalier fût un moine. Cet âne n’avait jamais pu supporter sur son échine qu’un cavalier portant un froc. Le moindre moinillon le montait sans difficulté. Par contre, un soldat, un écuyer consommé n’en pouvait venir à bout. On savait cela au Rendez-vous des Béarnais, le cabaret du Gascon Malican, où plus d’une fois déjà nous avons introduit nos lecteurs. Le cabaret de Malican avait quelque peu modifié sa clientèle, à dater de la Saint-Ba


