XL Henri se trouva pendant environ une heure sous le coup d’une sorte d’étourdissement. Où était-il ? que voulait-on faire de lui ? Ces deux questions se heurtaient dans son cerveau et n’y trouvaient pas de solution. Il se rassit sur son lit et se prit à réfléchir. – Je comprends bien, pensa-t-il, que l’audace de mes cousins de Guise égale leur haine et qu’ils aient songé fort sérieusement à se débarrasser de moi ; mais ce que je comprends moins, c’est que le duc d’Anjou se fasse leur complice. Nous avons été bons amis, jadis, avec le cousin François, et je ne vois pas trop l’avantage qu’il a à me faire disparaître. Moi mort, les Guise le feront assassiner. Ce raisonnement était si logique, si plein de sens, que la peur de la mort s’en alla du cœur de Henri. Et comme les gens qui n


