Chapitre 4

3658 Mots
Reste 21 mois et 14 jours : Je termine enfin ma journée de travail. Franchement, je n'en peux plus. Je suis arrivée aux environs de sept heures trente ce matin et il est déjà vingt heures passées. Pour un samedi ça fait beaucoup je trouve. Je rêve d'un bain moussant et d'une bonne soirée tranquille poser devant la télé. Mon travail me passionne certes, mais il me prend également tout mon temps. Mon père me répète sans cesse que lui à mon âge, il vivait pour et dans l'entreprise, et que c'est en travaillant à la sueur de son front qu'il a pu y arriver et bâtir un tel empire. Du coup, afin de ne pas le décevoir, j'en fais autant et je laisse ma vie de côté. Je m'étais juré de lever un peu le pied lors de ces deux ans pourtant, mais au final c'est encore pire. La seule incartade que je me suis permise, c'est ce rendez-vous avec ce beau gosse il y a déjà un mois. Bon oui, un rendez-vous qui n'en était pas vraiment un, vu que le mec a été payer par Bella pour passer la soirée avec moi mais quand même, c'est l'intention qui compte, non ? Vous savez qu'il m'arrive certaines nuits de me réveiller en sueur parce que j'ai rêvé de lui et de ses magnifiques yeux turquoises. Dans ces moments là, je mets bien deux bonnes heures à m'en remettre. Une fois ou deux, j'ai même été tenter de demander à Bella le numéro de l'agence pour le contacter à nouveau, mais je me suis vite reprise. D'une part, Bella n'aurait fait que de me poser des questions gênantes sur le fait que je veuille le revoir et d'autre part je ne dois pas oublier que je suis fiancée à un autre, même si je n'ai pas revu mon fiancé depuis au moins quatre mois. Sérieux, j'ai une vraie vie de merde ! Je suis en train d'enfiler mon manteau quand le téléphone de mon bureau se met à sonner. Vu l'heure, je sais déjà qui m'appelle, il n'y a que lui et moi pour être encore présent dans les lieux. Je retourne vers mon bureau, puis j'appuie sur le bouton pour décrocher Mégane : " Oui père ?" Brandon : " Passe dans mon bureau avant de partir." Je n'ai pas le temps de lui répondre car il a déjà raccroché. J'expire un bon coup puis je sors de mon bureau pour me rendre dans celui de mon père, qui se situe juste à côté du mien. Quand j'arrive devant la porte, une nouvelle fois, j'expire puis je frappe deux petits coups. Même si il m'a ordonné de venir le voir et qu'il n'y a plus que lui et moi, je n'ai pas intérêt de rentrer dans son antre sans m'annoncer sous peine de m'attirer directement ses foudres. J'attends qu'il m'y autorise avant de pousser la porte Brandon : " Entre !" Vu le ton qu'il emploie pour me répondre, il n'a pas l'air de bonne humeur. Je vais encore une fois en prendre pour mon grade alors que je me démène à tout faire comme il faut. J'entre sans plus attendre, je referme la porte derrière moi, puis j'attends à proximité de cette dernière. Encore une fois, j'attends qu'il m'autorise à m'asseoir. Il reste fixer sur son écran et ne lève pas les yeux vers moi quand il me dit Brandon : " Assied toi !" Bien sûr, j'obéis et à nouveau je réfléchis à ce que j'ai bien pu faire de mal mais encore une fois, je ne trouve pas. Je suis raide comme un piquet, les mains poser sur mes cuisses et j'attends la sentence qui ne devrait plus tarder. Il laisse passer quelques secondes, enlève ses lunettes, et enfin tourne la tête vers moi Brandon : " Mégane, sais-tu pourquoi je t'ai fait venir dans mon bureau ?" Euh, sans doute pour me faire des reproches comme d'habitude, ou peut-être est-ce pour me terrorisé une fois de plus. Ou peut-être même les deux, qui sait. Je ne réponds pas, me contentant simplement de secouer doucement la tête de gauche à droite. Il reprend Brandon : " En ce qui concerne ton emménagement dans cet appartement, es-tu enfin revenue à la raison ?" Alors la, je ne l'ai pas vu venir celle là. Je le dévisage sans comprendre, et d'ailleurs, je le lui dis Mégane : " Je ne comprends pas de quoi vous parlez père." Il soupire. Je crois que je l'agace déjà. Brandon : " Je te parle de ton idée saugrenue de prendre cet appartement. Quand comptes-tu revenir vivre à la maison ?" Je me disais bien aussi que c'était trop beau, et qu'il avait accepté très vite. Il y avait forcément un hic derrière. Mais pour une fois, je ne me démonte pas et je campe sur mes positions. Mégane : " Je rendrai cet appartement dans deux ans père. Je vous rappelle que nous avons un accord vous et moi, et comme convenu, je reviendrai lors de mon vingt cinquième anniversaire." Brandon : " C'est encore une de tes idées stupides, mais comme tu le souhaites, alors qu'il en soit ainsi. Et concernant ton futur mariage, comptes-tu laisser ta mère faire tout le boulot pour toi ?!" Si je dois bosser et en plus de ça, aider ma mère à préparer mes noces, je vis quand moi dans tout ça ? Je lui réponds d'un ton que je veux neutre Mégane : " Ne vous en faites pas, j'ai prévu d'engager une wedding planeuse. Elle se chargera de tout." Brandon : " Parce que tu comptes en plus laisser une parfaite inconnue se charger de préparer pour toi le plus beau jour de ta vie ?!" Tu l'as bien fait toi ! TU as choisi pour moi l'homme qui partagera ma vie ! TU as décidé de MON mariage ! TU as décidé que se serait le plus beau jour de MA vie ! Mais vous vous en doutez bien, je ne lui dis rien ce que je pense réellement. Mégane : " Non non, bien sûr, je compte l'aider." Il tourne à nouveau la tête vers son écran, tout en me demandant Brandon : " Et quand comptes-tu revoir ton fiancé ?" Euh, dans deux ans, c'est bien, non ? Mégane : " Je ne sais pas. Je n'ai pas trop de temps à côté de mon travail." Et le pire, c'est que c'est vrai. Je suis partie depuis deux mois et demi de chez eux et les seules choses que j'ai faites sont une sortie de deux heures dans un bar avec ma meilleure amie et un diner avec un beau gosse. Franchement, pathétique ! Il glisse un regard vers moi. Brandon : " Et tu n'as pas le temps de l'appeler non plus ?!" C'est surtout que je ne n'en ai pas forcément l'envie en vérité. Mais encore une fois, je me tais, question de survie. Brandon : " Tu appeleras Monsieur Marlon dans la semaine et tu conviendras avec lui d'un rendez-vous prochainement !" Je remarque que ce n'est pas une question, mais un ordre, du coup j'hôche la tête pour montrer à mon père mon approbation. Puis d'un geste vague de la main, il me congédie. Je ne me fais pas prier et je me relève. J'ai déjà ma main sur la poignée de la porte quand il m'interpelle une dernière fois Brandon : " Et je t'attends ici demain à neuf heures, nous avons encore quelques dossiers à mettre à jour !" Cette fois, je me tourne vers lui Mégane : " Mais, demain c'est dimanche." Il me coupe avec un regard froid Brandon : " Et alors ?!" Je déglutis difficilement, puis je ravale tous les gentils noms d'oiseaux que j'étais prête à sortir. Mégane : " Non rien. Très bien père, je serai là à neuf heures précises." Et enfin je sors. Je ne coure pas pour m'échapper mais franchement, je n'en suis pas loin. Une fois sortie de l'immeuble je prends une bonne bouffée d'air frais. Depuis que je suis arrivée ce matin, je n'étais pas ressortie une seule fois, même mes pauses déjeuners je les prends sur le pouce dans mon bureau, alors là respirer l'air, même si il est plein de pollution, ça me fait le plus grand bien. Je me dirige ensuite vers ma voiture, je mets le moteur en marche, puis je rentre chez moi à une dizaine de minutes d'ici. Je pousse le volume et je fais la route la musique à fond, ça me détend. Je chante à tue tête des chansons françaises, même si je l'avoue je chante comme une casserole, mais j'aime trop cette langue. Je la parle couramment depuis toute petite grâce à ma mère qui est française. Mon père l'a rencontré lors d'un voyage à Paris et depuis ils ne se sont plus quittés. Ils ont fait un mariage d'amour en gros l'exact opposé de ce que moi mon père m'impose de faire. Le mien n'est que pour l'argent. Après les dix minutes de route j'arrive enfin à mon immeuble. Je me gare sur ma place de parking ou je constate que la place à côté de la mienne est prise. C'est la première fois que cette place est occupée. J'en déduis que l'appartement en face du mien est désormais habiter. Remarque, il me semble qu'il y a deux ou trois semaines, le concierge m'a annoncer que l'appartement était à nouveau louer. Je n'y ai pas vraiment fait attention, parce que j'étais déjà concentrer sur une réunion qui m'attendait dès mon arrivée au travail. Pour le peu que je suis chez moi, on ne devrait jamais se croiser. Je prends l'ascenseur, puis je monte au dernier étage. Quand je sors et longe le couloir, j'entends des bruits de voix et des éclats de rires. Je passe devant la porte de mes nouveaux voisins et je vous le confirme le bruit provient bien d'ici. J'espère que mon appartement est vraiment bien insonorisé parce que si je dois supporter ça tous les soirs, je vais forcément péter un plomb à un moment ou un autre. Et comme j'étais seule à mon étage jusqu'à maintenant, vous vous doutez bien que je n'ai jamais eu l'occasion de vérifier l'insonorisation des murs. J'arrive enfin devant ma porte. J'insère les clés dans la serrure, puis j'ouvre. Une fois la porte refermer derrière moi je constate que les bruits se sont estompés. J'en entends encore un peu certes, mais c'est supportable. J'allume les lumières, puis je jette mon manteau un peu plus loin sur le canapé. Mon appartement est super classe. J'ai une grande cuisine américaine noire entièrement équipé, mon salon est dans les tons blanc et gris et très grand. J'ai acheté un énorme canapé d'angle gris afin de combler un peu l'espace et ou, je pense, nous pouvons facile tenir à dix, même si pour l'instant il n'y a que Bella et moi qui avons pu en profiter. Ma salle à manger est également moderne et très design. J'ai également deux chambres et une salle de bain avec cabine de douche et une énorme baignoire sur pieds ou trois voir quatre personnes peuvent tenir allonger dedans. Je me laisse tomber sur mon canapé et je me dépêche d'enlever mes chaussures. Je marche toute la journée avec des talons aiguilles de dix centimètres, et mes pieds en souffrent énormément. Je me les masse quelques minutes avant de me diriger vers la salle de bain et de faire couler l'eau de mon bain à bonne température. Je mets tout un tas de produits moussant et parfumés, puis je retourne dans la cuisine afin de me servir un verre de vin blanc, le seul que je m'autorise chaque jour. Une fois mon verre servit et ma baignoire convenablement rempli et mousseuse, j'attache mes cheveux en une petite boule au sommet de ma tête, je me déshabille et m'allonge de tout mon long dans l'eau. Et enfin, je profite de l'instant. Ce bain, j'en ai rêvé toute la journée. Je prends soin de moi quelques minutes tout en buvant une gorgée de mon verre de temps en temps, puis je pose ma tête sur le rebord et je me laisse partir. Je fais un bond de quinze mètres, ce qui me fait éjecter la moitié de l'eau sur le sol en marbre, quand un bruit assourdissant fait trembler les murs de mon appartement ! C'est quoi ce p****n de bordel !?! Est-ce qu'on est attaqués ? Est-ce que les États-Unis sont entrés en guerre et je ne suis pas au courant, parce que je passe trop de temps au travail ? Une fois que je réalise que ce que j'ai pris pour une bombe est en faites de la musique de fous, je me lève, puis je sors de mon bain en m'enroulant dans une serviette. Putain qui est ce qui s'est pris pour le seul au monde !? Je retourne dans l'entrée de mon appartement, puis j'ouvre la porte donnant sur le couloir. Mes soupçons sont confirmés quand je constate que tout ce bordel provient de l'appartement en face du mien ! Pourquoi ne suis-je pas tombé sur une petite mémère tranquille qui fait son tricot le soir en regardant un jeu à la télé ?! Pourquoi a t'il fallu que je tombe sur un demeuré avec une musique de sauvage ?! Je referme la porte et me dirige droit vers ma chambre. J'enfile un jogging, un débardeur et je mets mes chaussons. Je vous l'ai déjà dit rappelez vous, autant avec mon père, je suis une vraie soumise et je dis oui à tout, mais avec les autres je ne me laisse pas faire. Je ressors de ma chambre et je me dirige d'un pas furieux vers la sortie. Oui parce que, il faut savoir qu'entre la sortie de mon bain et maintenant, le son a encore augmenté ! Je suis une vraie boule de nerfs. Croyez moi ce voisin qui qu'il soit, il va m'entendre et il va voir de quel bois je me chauffe ! Une fois devant la porte, j'appuie brièvement sur la sonnette. Bien sûr, vous vous doutez bien qu'avec le bruit immonde qui sort de cet appartement, mon coup de sonnette est passé totalement inaperçu. Mais je n'abandonne pas et je sonne à nouveau, mais cette fois, en laissant bien mon doigt coller dessus. Après quelques minutes, ou la crampe me tendait déjà les bras, j'entends enfin la musique cesser et les voix s'arrêter également. Je lâche enfin la sonnette et j'attends de faire face à mon perturbateur de bain ! J'entends qu'on tourne la clé dans la serrure puis je vois la porte s'ouvrir tout doucement. Matthew : " Bonj..." Et là, j'ai un choc quand je vois ses deux pupilles turquoises que je ne pensais plus jamais revoir de ma vie et je crois que lui aussi car il s'est arrêté pile en plein milieu de sa formule de politesse. J'ai été propulsé dans un monde parallèle c'est sûr et certain. Je ne dis rien. J'ai perdu l'usage de la parole. Je me contente de le regarder avec des yeux exorbités et la bouche grande ouverte. Au début, il paraît surpris de me trouver là, sur le pas de sa porte, puis petit à petit je vois sa surprise se transformer en fureur. Matthew : " Mais qu'est-ce que tu fous là toi ?! Tu as osé faire des recherches sur moi pour trouver où j'habite ?!" Pardon !? Il se prend pour qui lui !? Il a cru qu'il était inoubliable ou quoi ?! Bon oui, techniquement il l'est, mais au point de me prendre pour une psychopathe dégénèré faut pas exagérer non plus ! J'emploie le même ton que lui pour lui répondre Mégane : " Pardon !? Vous êtes sérieux là !? J'habite l'appartement en face et je voulais juste passer une soirée au calme ! Mais vous et votre musique de débiles, vous m'en avez empêchés !" Ses yeux montrent à nouveau de la surprise. Il reprend sur un ton plus calme Matthew : " Tu veux dire que tu habites en face ? Avec les vieux ?" De quels vieux il me parle lui ?! Quelqu'un vit dans mon appartement quand je ne suis pas là ou quoi ?! Voyant que je ne comprends pas ce qu'il me raconte, il s'explique Matthew : " Vu qu'il n'y a jamais personne dans l'appartement, j'ai pensé qu'il était habité par un gentil couple de personnes âgés. Visiblement, ce n'est pas le cas, pas que je me plaigne bien au contraire, tu es mille fois plus plaisante à regarder qu'un couple de grabataires." Malgré son compliment déguisé, moi je suis toujours remonter comme un coucou Mégane : " Et même si ça avait été le cas, ce n'est pas une raison pour empêcher vos voisins d'être tranquille chez eux !" Il se penche légèrement vers moi en mettant la tête sur le côté Matthew : " On se tutoyait la dernière fois il me semble, non ?" Ses yeux turquoises sont plus proche de mon visage que tout à l'heure et ça me perturbe grandement. Mégane : " Oui mais la dernière fois, c'était la dernière fois et aujourd'hui, bah c'est aujourd'hui." Il s'appuie au chambranle de la porte tout en croisant ses bras sur son torse, ce qui tend instantanément son t-shirt, me donnant ainsi une vue parfaite sur ses abdos incroyablement bien dessinés. Il faut que je lève les yeux sinon je vais encore perdre l'usage de la parole. Oh non mauvaise idée, si je regarde ses yeux je vais faire un coma. Allez Mégane, regarde la porte. C'est bien la porte. Je l'entends sourire Matthew : " Je suis ici Mégane." Oh il se rappelle de mon prénom, je fond. Non non non Mégane, ressaisit toi, n'oublie pas ton objectif premier en venant frapper à cette porte. Je le regarde à nouveau. Il sourit, mais genre un vrai sourire. Mégane : " Pourriez vous s'il vous plaît faire moins de bruit ? Je dois me lever tôt demain." Je suis déjà en train de tourner les talons quand il reprend Matthew : " Tu travailles encore ? Même le dimanche ?" Je me tourne une nouvelle fois. Mégane : " Il faut bien payer les factures Monsieur." Cette fois, il fait une grimace et se plante dans le couloir. Matthew : " Pitié Mégane ne m'appelle pas Monsieur et arrête de me vouvoyer." Mégane : " Très bien...Matthew." Il sourit à nouveau avant de reprendre. Matthew : " Et qu'en est-il de ma dernière recommandation ?" Quelle recommandation ? Une fois encore, il s'explique Matthew : " La dernière fois, lorsque nous nous sommes séparés, je t'ai demandé de ne pas oublier de vivre ta vie. T'es-tu décidé à suivre mon conseil ?" Autant être honnête, au point ou j'en suis. Mégane : " Comme je te l'ai dit la dernière fois, mon travail me prend tout mon temps. Mais si ça peux te faire plaisir, je tâcherai d'y penser à l'avenir." J'entends une voix inconnu derrière lui en provenance de l'intérieur de son appartement Joshua : " Matt, qu'est-ce que tu fous avec le livreur de pizzas ?!" Livreur de pizzas ? Est-ce que j'ai une tête de livreur de pizzas moi ?! Le propriétaire de la voix se matérialise à côté de lui Joshua : " Qu'est-ce que tu..." Les mots se meurent dans sa bouche quand il pose les yeux sur moi Joshua : " Toi, t'es pas une livreuse de pizzas." Matthew toujours en me fixant, lui répond Matthew : " Non, c'est ma voisine. Joshua je te présente Mégane. Mégane voici Joshua, mon meilleur ami." Le meilleur ami est aussi beau que mon escort. Non je mens, mon escort est tout de même mieux. Joshua reprend à mon attention. Joshua : " Vous habitez avec votre grand-mère ?" Oh mais c'est pas vrai, lui aussi il fait une fixette sur les vieux ma parole ! Encore une fois, c'est Matthew qui lui répond Matthew : " Mégane habite seule. Mais elle n'est jamais là. Elle est trop occuper par son travail." Pourquoi il insiste autant sur le mot travail ? Ce n'est pas une insulte à ce que je sache ! Piqué par sa phrase, je réponds Mégane : " Et vous, vous n'avez pas de rendez-vous à honorer ce soir ?!" Il hausse nonchalamment des épaules Matthew : " Je te l'ai dit la dernière fois, je me garde du temps pour moi. J'avais besoin de ma soirée, alors je l'ai prise." Joshua nous regarde l'un après l'autre Joshua : " Ah, parce que vous vous êtes déjà vus vous deux ?" Matthew : " C'était une cliente." Je suis blessée encore une fois, et je ne sais pas pourquoi, du coup j'enchaîne Mégane : " Oui, j'ai payé pour un simple dîner sans importance." Je reprends ma marche et j'arrive devant la porte de mon appartement. Matthew m'arrête une nouvelle fois Matthew : " Mégane !" Je tourne à nouveau la tête vers lui, la main déjà sur la poignée Mégane : " Oui ?" Matthew : " Je te trouve cent fois mieux habiller comme ça plutôt qu'avec ton tailleur de la dernière fois. Tu es très...sexy." Je choisis de ne pas répondre, au lieu de ça, je m'empresse d'ouvrir la porte et de m'engouffrer dans mon appartement. Une fois la porte refermé, je m'appuie sur celle ci et je souffle un bon coup en fermant les yeux. Mon cœur bat anormalement vite et encore une fois, je n'en connais pas la raison. Matthew, le meilleur rencard de ma vie habite sur le même palier que moi. Comment vais-je faire pour l'oublier maintenant ? Sérieux, quand je vous le dis que j'ai une vie de merde...
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