IIIJuste indignation d’un perruquierLe digne perruquier qui avait chassé les deux petits auxquels Gavroche avait ouvert l’intestin paternel de l’éléphant, était en ce moment dans sa boutique occupé à raser un vieux soldat légionnaire qui avait servi sous l’Empire. On causait. Le perruquier avait naturellement parlé au vétéran de l’émeute, puis du général Lamarque, et de Lamarque on était venu à l’empereur. De là une conversation de barbier à soldat, que Prudhomme, s’il eût été présent, eût enrichie d’arabesques, et qu’il eût intitulée : Dialogue du rasoir et du sabre. – Monsieur, disait le perruquier, comment l’empereur montait-il à cheval ? – Mal. Il ne savait pas tomber. Aussi il ne tombait jamais. – Avait-il de beaux chevaux ? il devait avoir de beaux chevaux ? – Le jour où il m’a d


