Le but de notre course fut bientôt atteint. C’était une véritable oasis enfermée dans un mur de pisé. Sur un terrain de huit à dix hectares, tous les arbres fruitiers de l’Asie, toutes les plantes d’agrément, toutes les cultures industrielles, étaient représentés par des échantillons magnifiques. Les tamarix venus de bouture mesuraient presque un mètre de circonférence ; les dattiers commençaient à porter haut la tête, les mûriers et les oliviers étaient en plein rapport. Un carré de cannes à sucre nous étonna par sa prodigieuse vigueur ; chaque tige était un gourdin qui aurait assommé un bœuf. Ce qui nous surprit par-dessus tout, c’est le caprice de cette végétation luxuriante qui semblait ignorer les saisons et braver toutes les lois de la nature. Quelques palmiers portaient encore les f


