Atticus (tenant fermement la chaise) : « laissez-moi passer, je vais lui en coller une,
moi »
Lindsay : (empêche Atticus de passer) : « non, vous ne ferez rien, calmez-vous s’il
vous plaît. La violence ne sera certainement pas une bonne solution »
Atticus : « mais, laissez-moi passer, je vous dis »
Lindsay : « non, je regrette »
Ursula (à Atticus) : « mais, Atticus, qu’est-ce que cela signifie ? Tu vas te calmer, oui ? »
Mais Atticus ne veut rien entendre. Lindsay, de son côté, ne veut pas être violente envers
Atticus. Yanou reste à distance et veille bien à garder le silence. Ce n’est pourtant pas ce qui
empêche Ursula de s’approcher de lui pour en savoir plus sur le comportement d’Atticus.
Ursula : « pourrais-je savoir le conflit qui vous oppose à mon précieux second ? »
Yanou : « désolé, je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez. Tout ce que je sais, c’est
qu’il est en train de me menacer avec une chaise qui ne lui appartient même pas. S’il brise un
meuble acheté par Casanova, j’espère qu’il aura de quoi payer »
Atticus : « je vais te faire ta fête, sale flic »
Lindsay : « hé ! Mais calmez-vous ! »
Atticus tient absolument à se battre contre Yanou. Si Ursula n’a aucun souvenir de ce
qui lui est arrivé en journée avec Yanou, ce n’est pas le cas d’Atticus. Malgré le fait qu’il ignore
vraiment ce qui s’est passé, il sait tout de même que lorsqu’il s’est interposé, quelque chose a
échappé à son contrôle et c’est probablement Yanou la cause. Il n’a donc pas besoin de plus
d’indices. Poussé par une colère qui est déjà assez grande, Atticus tente d’abord de frapper
Lindsay afin que celle-ci le laisse passer. Mais, la jeune femme ne se laisse pas surprendre et
attrape la chaise d’une seule main. Atticus essaie de récupérer sa chaise en usant même de ses
deux mains, mais il n’arrive à rien. Lindsay pose la chaise juste à côté, cependant Atticus réussit
à passer et se précipite sur Yanou pour le frapper. Mais, il se fait attraper le bras par Lindsay
qui était loin de manquer de vigilance. Elle l’attrape par le bras et le ramène vers elle.
Atticus : « vous me faites mal… »
Lindsay (regarde Atticus dans les yeux) : « si je vous reprends encore à vouloir vous
battre contre mon ami, je vous briserai les deux bras, est-ce clair ? »
L’air menaçant de Lindsay effraie même Ursula qui s’assied. Atticus retourne sur le sofa
tandis que Lindsay rejoint Yanou en prenant soin de garder l’acolyte d’Ursula à l’œil car on
n’est jamais trop prudent surtout en ce qui concerne les êtres humains, si imprévisibles.
Lindsay : « hey ! »
Yanou : « parfois faire du bien est difficile lorsqu’on est face à des gens à qui on ne doit
pas tout expliquer. Ils peuvent avoir des interprétations qui font office de polémiques »
Lindsay : « tu as fait ce qu’il fallait. Et grâce à toi, nous avons déjà quelques éléments
de plus concernant ce type qui s’appelle Eugène »
Yanou : « les adversaires actuels sont bien plus dangereux que lorsque nous étions plus
jeunes, mais…il fallait s’y attendre »
Lindsay : « tu peux parler, toi tu es probablement le mieux entrainé parmi nous. Je t’ai
bien regardé tout à l’heure. Tu es devenu bien plus rapide dans l’exécution de tes capacités »
Yanou : « c’est possible »
Lindsay : « de ce côté, je suis sûre d’une chose, tu nous surpasses encore »
Yanou : « mais, il y a toujours un que je ne peux pas surpasser et tu le connais »
Lindsay : « hm…Cornelius »
Yanou (sourit) : « tu es drôlement perspicace »
Lindsay : « lui aussi, il a des centaines d’années par rapport à nous et il a une longévité
sans fin, c’est normal »
Yanou : « dis-moi un truc s’il te plaît »
Lindsay : « quoi ? »
Yanou : « pourquoi Kim n’est pas rentrée avec toi ? »
Lindsay : « elle a voulu rester avec Cornelius »
Yanou : « tu l’imagines comme beau-frère ? »
Les deux amis éclatent de rire ensemble.
Lindsay : « mais non, tu es malade ? »
Yanou : « je me demande ce qu’elle peut bien lui trouver. Un multi centenaire »
Lindsay : « je ne te le fais pas dire. Mais, remarque, il ne la voit que comme sa fille ou
une enfant dont il doit prendre soin »
Yanou : « vivement que nous soyons tous réunis, cela fait vraiment des lustres que j’en
rêve pratiquement »
Lindsay : « sache que ce n’est qu’une question de temps »
C’est ainsi que Yanou et Lindsay passèrent la nuit à bavarder de tout et de rien. Pendant
ce temps, durant la même nuit, Eugène et sa b***e sont rassemblés dans un appartement assez
luxueux. Ils sont au nombre de cinq et Eugène passe pour être le chef de la troupe. Ils sont en
train de discuter du sujet Ursula et le COVID.
Eugène : « alors, je pense que nous sommes toujours dans les temps. Les choses
prendront bientôt une tournure intéressante »
Pierre : « pourquoi empêcher ces vampires de mettre la chercheuse en pièces ? »
Eugène : « parce que le moment n’est pas encore venu, Pierre. Lorsque le moment sera
venu, c’est avec plaisir que je mettrai moi-même les vampires sur la route de cette bonne femme
afin qu’ils puissent assouvir leur faim »
??? : « Et pendant ce temps, que devons-nous faire ? »
Eugène : « pour l’instant, restez tous dans l’ombre, sauf Pierre qui peut intervenir tout
en restant invisible. Chacun d’entre vous aura une mission. Nous avons des rivaux, j’ignore
combien ils sont mais, ne vous inquiétez pas, ils sont loin d’être dangereux pour vous mais ils
représentent un frein parce qu’ils essaieront d’empêcher que notre projet se réalise »
??? : « Je suis curieux de savoir de qui il s’agit »
Eugène : « ne soyez pas impatients de les rencontrer, ils viendront à nous d’eux-mêmes »
Le groupe continue d’échanger ainsi durant toute la nuit. Le lendemain, Casanova se
réveille et regarde l’heure sur l’écran de son téléphone : 8h00. Il bondit de son lit et se précipite
dans le salon. Une fois qu’il y est, il se rend compte que la porte d’entrée est entrouverte.
Personne n’est présent dans le salon. Pris de panique, il dégaine son arme et se rend hors de son
appartement. Une fois qu’il est à l’extérieur, il aperçoit Lindsay dans la cour du domaine.
Soudain, quelqu’un surgit juste derrière lui. Casanova se retourne brusquement en attaquant
avec un coup de poing, mais son attaque n’atteindra pas sa cible car Yanou l’a vu arriver et
parvient à bloquer le coup juste avant l’impact.
Yanou (saisit le bras de Casanova) : « hé ! Je peux savoir ce qui te prend ? »
Casanova : « j’ai vu la porte ouverte. Ce qui n’est pas dans mes habitudes, surtout après
ce qui s’est passé ici hier »
Yanou : « ne t’inquiète pas, il n’y a personne aux alentours de la maison pour l’instant »
Casanova (se dégage le bras) : « où sont Atticus et Ursula ? »
Yanou : « ils sont en train de préparer leurs affaires. C’est justement toi que nous
attendions »
Casanova : « ah…d’accord »
Yanou : « tu peux aller te changer, nous sommes là »
Lindsay (les rejoint) : « bonjour Casanova »
Casanova : « ouais, salut »
Casanova entre dans la maison et se rend immédiatement dans sa chambre. Lindsay et
Yanou en profitent pour discuter un peu.
Lindsay : « depuis hier, il est d’une humeur massacrante »
Yanou : « je ne te le fais pas dire. Peut-être que son expérience avec Eugène lui a laissé
des séquelles plus importantes qu’on peut imaginer »
Lindsay : « ne t’avise pas de lire dans son esprit. Il parlera lorsqu’il s’en sentira capable »
Yanou : « très bien. C’est d’accord. De toutes les façons, je n’avais plus cette intention »
Quelques minutes plus tard, Ursula et Atticus sortent de la maison avec leurs affaires.
Casanova les rejoint quelques secondes après. Il les aide à ranger leurs sacs dans le coffre de la
voiture. Ensuite, il monte dans son véhicule. Ursula et Atticus le suivent, puis Yanou et Lindsay.
Le groupe s’en va.
Du côté de Saint-Louis, Cornelius et Kim sont à la gare du métro. Ils attendent que le
prochain véhicule vienne afin qu’ils y montent.
Kim : « si on m’avait dit que tu étais capable de faire cela… »
Cornelius : « c’était nécessaire. Tu comprends pourquoi je ne pouvais pas rentrer
immédiatement avec Lindsay »
Kim : « oui, je comprends »
Cornelius : « j’ai pris le risque de te faire découvrir ce petit secret. Alors, maintenant tu
dois le garder, toi aussi »
Kim : « tu peux compter sur moi. Je saurai me montrer plus que digne de ta confiance »
Cornelius : « je finirai par le dire peut-être aux autres, mais pour le moment, ne le dis à
personne »
Kim : « d’accord »
Quelques instants plus tard, le train s’approche et s’arrête à la gare. Les portes s’ouvrent
et les passagers qui se trouvaient à l’intérieur commencent à sortir. Puis, c’est au tour de ceux
qui se trouvent à l’extérieur d’entrer. Cornelius et Kimberly entrent dans un wagon et s’asseyent
à l’intérieur.
Cornelius: « j’ai hâte de revoir les autres. Je me demande à quoi ressemblent déjà Yanou
et Casanova »
Kim : « je préfère te le dire tout de suite, ils sont toujours pareils »
Cornelius (éclate de rire) : « mais non, tu ne me comprends pas, Kim. Je ne parle pas de
leur aspect physique, mais plutôt de leurs capacités »
Kim : « ah…d’accord. Là-dessus, je ne peux pas vraiment te dire grand-chose »
Cornelius : « toi, tu es devenue hyper rapide. Tu as une vitesse fulgurante »
Kim : « je le sais. Même Lindsay me l’a dit. J’ai beaucoup travaillé pour en arriver là »
Cornelius : « j’attends de voir de quoi les autres sont capables. J’espère juste que je ne
serai pas trop déçu »
Kim : « tu restes le plus puissant d’entre nous »
Cornelius : « c’est loin d’être faux. J’ai des siècles de pratique devant vous, mais parmi
vous, il y a au moins une personne qui serait en mesure de me mettre des bâtons dans les roues »