CHAPITRE 03
UN MOIS PLUS TARD
Daniel a continué à parler à Isabelle et son amour pour elle grandit de jour en jour. Malgré les menaces de Francis, il n'en tient pas compte. Il a tissé une amitié un peu profonde avec Marianna. Aujourd'hui, il lui remet une lettre d'amour pour Isabelle. À la sortie des classes dans leur voiture, Marianna remet la lettre à Isabelle qui la lit :
Marianna : Ce gars a les mots qu'il faut.
Isabelle : moi ça ne me dit rien. Il n'aurait pas dû oser.
Marianna : qu'est-ce que tu vas faire ?
Isabelle : je vais lui montrer qu'il joue dans la cour des grands et que c'est très dangereux pour un type de sa classe.
Marianna : quand est-ce que tu vas arrêter ton mauvais comportement ?
Isabelle : je ne suis méchante que quand on me provoque et là, il vient de me provoquer.
(Demain matin à l'école, à l'heure de pause, Isabelle empêcha à tout le monde de sortir et elle lit la lettre de Daniel devant tout le monde. Francis était là aussi).
Lettre : Isabelle.
Par cette lettre, je viens t'exprimer la réalité de mes sentiments pour toi.
Nous nous côtoyons chaque jour à l'école et pourtant, je n'ai jamais osé te dire ce qui pèse mon cœur. Par cette lettre que je t'envoie aujourd'hui, je voudrais te faire part de mes sentiments amoureux. Je veux te dire combien je t'aime.
Je n'ai pas été timide, mais devant toi, la timidité m'envahit quand je m'apprêtais à te dévoiler mon amour. Elle a fait que jusqu'à aujourd'hui je n'ai pas pu, je n'ai pas su te dire ce que je ressens véritablement pour toi.
Te déclarer mon amour de vive voix me semblait être une montagne. J'avais peur de te décevoir ou encore de te faire peur. Mais voilà, aujourd'hui, je n'en peux plus de t'aimer en silence. Je n'en peux plus de ne pas pouvoir te dire « je t'aime ». Beaucoup de personnes prononcent ce mot même sans amour. J'aurais tant aimé te trouver un autre mot mais je n'ai que celui-là et je suis sincère. Je t'aime. Je n'en peux plus de ne pas partager cet amour pour toi qui m'habite. J'ai tellement envie de te dire de belles paroles d'amour, des promesses d'amour qui donnent espoir en des jours heureux. T'écrire aussi, chaque jour, un poème d'amour, des poèmes d'amour romantiques en l'honneur de la belle princesse que tu es. Oui tu es une princesse sans pareille, d'une beauté inégalable qu'à la vue, elle me rend ivre de toi et me laisse obnubilé par toi.
Je ne suis, certes, pas le plus beau des hommes, pas le plus riche ou le plus intelligent non plus mais mon cœur est plein d'amour pur. Je t'aime Isabelle, je t'aime d'un amour fort, doux et sincère.
Je t'aime avec tes qualités et tes défauts. D'ailleurs je ne vois pas tes défauts et même si tu en as, pour moi tes éventuels défauts seront des qualités car ils participent à faire la personne merveilleuse que tu es.
A présent je m'interroge. Mes sentiments amoureux sont-ils partagés ? Cette lettre de déclaration d'amour va-t-elle toucher ton cœur ou au contraire générer de la colère et de la déception chez toi ? Peux-tu imaginer un bonheur possible entre nous deux ? Toi et moi pouvons-nous vivre une belle relation d'amour et une belle histoire d'amour ?
Je n'ai pas la réponse à toutes ces questions ? Tu es la seule à détenir la clé de notre bonheur ! Ne te sens pas dans l'obligation de répondre immédiatement à cette lettre. Je ne veux pas que cette déclaration d'amour te perturbe. Prends ton temps et laisse-toi guider par ton cœur et la réalité de tes sentiments pour Je n'ai pas la réponse à toutes ces questions ? Tu es la seule à détenir la clé de notre bonheur ! Ne te sens pas dans l'obligation de répondre immédiatement à cette lettre. Je ne veux pas que cette déclaration d'amour te perturbe. Prends ton temps et laisse-toi guider par ton cœur et la réalité de tes sentiments pour moi.
Quelque soit ta réponse, je l'accepterais. Celui qui t'aime en silence et pour l'éternité. Daniel.
(A chaque point dans la phrase, les élèves murmures. Ils font woooouuuuuuhhhhhhh, wouuuuuuuuuu. À la fin de la lecture de la lettre, Isabelle la déchira devant tout le monde. Daniel baissa la tête et n'osa la relever. Francis était gravement en colère. Il prend Daniel par les colles et le jette par terre. Il lui donne des coups de savate au ventre).
Francis : c'est la dernière fois que tu envoies une telle lettre à ma copine, c'est compris ?
Daniel : oui j'ai compris.
Francis : répète-le à haute voix.
Daniel : oui j'ai compris. Je ne vais plus lui envoyer de lettre, je vais lui parler face à face.
Francis : tu te fous de moi ? Tu vas rester loin de ma copine. Compris ?
Daniel : oui j'ai compris.
Francis : va lui faire des excuses.
(Daniel se lève et va devant Isabelle).
Daniel : je te demande pardon princesse.
Francis : ne l'appelle pas comme ça.
Isabelle : jure moi que tu ne m'enverras plus jamais de telle lettre pour détruire ma relation.
Daniel : je te le jure.
Isabelle : dégage.
Daniel : s'il te plaît pardonne-moi.
Isabelle : cava, je te pardonne. Dégage maintenant.
Daniel : un baisé pour me le prouver.
Isabelle : tu es malade non.
Francis : dégage avant que je ne m'énerve.
(Daniel va s'asseoir et les élèves sortent).
Marianna : tu es très méchante Isabelle, tu n'aurais pas l'humilier de la sorte. Si tu n'aimais pas la lettre, tu n'avais qu'à la déchirer depuis hier et ne pas y répondre simplement, pourquoi as-tu fait cela ?
Isabelle : comme ça, il mettra longtemps avant de revenir à l'école et n'osera plus jamais m'adresser la parole.
Marianna : tu n'aurais pas dû Isabelle, tu viens de le blesser dans son amour et dans sa dignité. Tu l'as traité d'inférieur aux autres hommes alors qu'il sont tous égaux.
Isabelle : pourquoi tu t'intéresses tant à lui, s'il te plaît épouse-le ?
Marianna : non Isabelle, ce n'est pas du tout bien ce que tu as fait. Imagines si c'est à toi que Francis fait cela. Comment tu te sentirais ?
Isabelle : Francis ne me fera jamais cela.
Marianna : vraiment, tu n'as aucune scrupule. L'avenir est incertain Isabelle, c'est ton présent qui déterminera ton futur.
Isabelle : laisse-moi comme ça maman. Je ne peux même pas imaginer une quelconque relation entre ce pauvre et moi alors lâches-moi un peu les bottes.
(Emma discute aussi avec Daniel).
Emma : mais qu'est-ce qui t'a pris Daniel , je croyais t'avoir prévenu ?
Daniel : je l'aime sincèrement Emmanuel. Je ne savais pas qu'elle était aussi tordue et tourmentée.
Emma : tu dois oublier ce que tu ressens Daniel si tu ne veux pas avoir d'ennuis.
Daniel : comment résister aux désirs de mon cœur Emmanuel ? L'amour ne se contrôle pas.
Emma : je ne sais pas mais cette fille, elle n'est pas comme les autres. Et elle n'est pas faite pour toi.
Daniel : c'est ce qu'on va voir. Elle croit m'anéantir ainsi mais elle me connait mal. Et toi dis-moi, depuis la rentrée des classes, j'ai vu que tu n'arrêtais pas de fixer son amie, elle te plaît ? N'as-tu pas envie de sortir avec elle ?
Emma : non je la regarde simplement et d'ailleurs elle a déjà un petit ami.
(À la sortie des cours, Francis retrouve Daniel et posa sa main sur son épaule comme s'ils étaient des copains. Il le fait monter dans sa voiture. À l'intérieur, Francis avait deux de ses amis. Le chauffeur démarre et en chemin, les trois ont frappé Daniel partout avant de le laisser en route).
Francis : ceci n'est qu'un avertissement Daniel, reste loin de ma petite amie.
(Quand ils ont fini de le tabasser, ils l'ont déposer et il rentre avec des bleus et parle de tout à son père. Ce dernier l'encourage et lui demande de persévérer).
Francis (au chauffeur): toi tu n'as rien vu ok ?
Chauffeur : oui monsieur.
(Ils croyaient que Daniel n'allait pas venir à l'école pendant un long moment à cause de cette humiliation et ses bleus mais demain il est arrivé comme ça avec les bleus au visage. Il explique tout à Emmanuel et le rassure qu'il va bien. Marianna s'approche de lui pour savoir ce qui lui est arrivé et Daniel lui sort un petit mensonge et elle rejoint Isabelle. Emma a le cœur qui accélère ses battement quand Marianna est là, il évite son regard).
Daniel : je vois comment tu trembles quand Marianna était là, je crois bien qu'elle te plaît.
Emma : détrompe toi Daniel, tu t'imagines des choses qui n'existent pas.
Daniel : si tu le dis.
(Hier la bibliothèque a été ouverte. Alors aujourd'hui à la pause, Daniel est allé s'enregistrer. Il prend une œuvre et s'assoit pour lire. Francis et ses amis arrivent. L'ayant vu, ils le rejoignent).
Francis : eh John-school, tu commences déjà à fréquenter la bibliothèque ?
Brian : qu'est-ce que tu lis ?
Alec : fait voir ?
(Il arrache le livre et lit).
Alec : hum, "comment réussir à son baccalauréat". Intéressant.
Daniel : tu me le remets ?
Alec : sinon quoi ?
Francis : donne-moi le livre.
(Francis prend le livre).
Francis : si je ne te donnais pas, qu'est-ce que tu vas faire ?
Daniel : rien du tout, j'allais justement le suggérer de te le remettre parce que tu en auras plus besoin que moi.
(Francis lui donne un coup au visage).
Francis : tu oses m'insulter, imbécile ? Tu as de la chance que nous sommes dans une bibliothèque. Sinon je te démolie.
Daniel : tu vois, les mots blessent beaucoup plus que les coups de poing. Tu peux me torturer comme tu veux mais moi je te battrai avec la force des mots et je t'arracherai Isabelle.
À ces mots, Francis lui donne encore un coup de poing. Il continue de le frapper. Le bibliothécaire arrive et les sépare. Il les conduit dans le bureau du proviseur.
Proviseur : Expliquez-moi ce qui s'est passé.
Francis : Monsieur le proviseur, j'ai juste dit qu'il n'est qu'un pauvre et qu'il n'a pas sa place ici et directement, il s'est mis à me frapper et j'ai répliqué.
Daniel éclate de rire.
Proviseur : Pourquoi tu ris Daniel ?
Daniel : Il me fait tellement honte proviseur. Il ment comme un enfant lâche que ses amis ont frappé et qui vient mentir à maman. Il ment proviseur. C’est lui qui a commencé et moi je n'ai même pas répliqué.
Proviseur : Ecoute Daniel, c'est la dernière fois. Si ça recommence, ton père sera convoqué et tu pourras être renvoyé.
Daniel : Dois-je comprendre que c'est à moi que vous faites des reproches proviseur ?
Proviseur : Je crois avoir été assez clair.
Daniel : Oui proviseur. Je sais que je n'ai pas d'argent donc je n'ai pas raison. J’ai compris.
Proviseur : Fais attention à tes mots. Disposez !
Ils sortent et voient Isabelle à la porte ainsi que Emma. Daniel regarde Isabelle seulement. Emma le retrouve et ils entrent en classe. Daniel lui explique ce qui s'est passé :
Emma : Fais de ton mieux pour rester loin d'eux Daniel, parce qu'il n'y a pas de justice dans ce lycée. Il n'y a que l'argent qui est maître de la loi.
Daniel : Nul n'est au-dessus de la loi mon ami. L'injustice prend l'ascenseur et la justice prend l'escalier, mais elle finit toujours par arriver.
Emma : Si tu le dis.
Daniel : Il semblerait que la réussite au BAC est toujours à cent pour cent. Comment ça se fait ?
Emma : Là j'ignore mais ce qui...
À suivre…