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2176 Mots
/!/ AVERTISSEMENT DE CONTENU /!/ Ce chapitre contient des scènes explicites à caractère sexuel, incluant des dynamiques de domination et de perte de contrôle consensuelles. Lecture déconseillée aux lecteurs sensibles ou non avertis ! ** ** ** ** ** Amanda Je me réveille tard. Le soleil, déjà haut, inonde la chambre d’une lumière tiède et dorée. Ses rayons dansent sur les rideaux de lin clair, caressent les draps froissés et glissent sur ma peau sobrement vêtue. Un silence apaisant règne dans l’air, troublé seulement par le lointain chant des cigales et le bruit feutré d’un plateau qu’on dépose délicatement. Des effluves me parviennent à travers la porte entrouverte : café fraîchement moulu, beurre fondu sur des viennoiseries encore chaudes, œufs brouillés, bacon doré et croustillant, ou encore le parfum juteux de fruits délicatement coupés. Mon ventre grogne malgré moi. Je repousse les couvertures et sors du lit. Dans le salon, les rideaux et les fenêtres sont grands ouverts sur les jardins féériques. Mrs. Thompson et Daya s’affairent en silence. — Bonjour, je les salue d’une voix ensommeillée. Mrs. Thompson s’empresse de venir à ma rencontre. — Votre Altesse. (Elle s’incline dans une profonde révérence, imitée par Daya.) Venez, ajoute-t-elle, il faut que vous mangiez pour prendre des forces. Elle m’aide à m’installer sur le canapé, devant une table basse parfaitement dressée, située entre la cheminée et la fenêtre. Mrs. Thompson me tend une tasse de café, à laquelle elle ajoute une cuillérée de crème et de sucre, puis me propose un petit pain au fromage. Je prends une longue gorgée, suivie d’une bonne bouchée. Les saveurs explosent dans ma bouche. La Cheffe de Maison me passe un châle sur les épaules et s’assoit à mes côtés. Tandis que Daya me fait couler un bain moussant et me prépare une tenue confortable, elle s’emploie à me divertir. Elle me parle de robes en préparation pour les prochaines réceptions, d’un nouveau thé que la cuisinière a réussi à faire venir de la Terre des Merveilles, ou encore de l’orage de la veille, prenant soin d’ignorer les atrocités de la nuit dernière. Je lui réponds à peine : quelques murmures et un sourire discret. Je profite de ce semblant de normalité, loin de l’enfer de la nuit passée. — Une autre tasse de café ? me propose Mrs. Thompson. — Oui, volontiers. Je laisse mon regard errer sur les autres plats. J’attrape l’assiette d’œufs brouillés et de bacon, que j’engloutis en quelques bouchées, avant de faire descendre le tout avec une gorgée de café. Mon estomac se contact brusquement. Je place une main devant ma bouche, saisie d’une nausée. — Je crois que j’ai mangé trop vite, je dis d’une voix tremblante. — Ou alors quelque chose est en train de grandir à l’intérieur de vous, dit joyeusement Daya en nous rejoignant. Il s’en faut de peu pour que je ne m’étouffe avec ma gorgée de café. — Daya, ce genre de commentaire est tout à fait inapproprié, l’admoneste fermement Mrs. Thompson. Le bain est prêt, je vais m’occuper de la princesse. Laissez-nous. La jeune femme baisse la tête, vexée, mais elle obéit sans un mot. Mrs. Thompson revient à moi. — Venez, me dit-elle d’une voix redevenue douce. Le bain vous fera du bien. Elle m’aide à me relever, et je me laisse faire, les muscles tremblants. La salle de bain adjacente est emplie d’une vapeur parfumée à la rose et aux agrumes. Mrs. Thompson m’ôte ma chemise de nuit, me soutient quand je trempe les pieds dans l’eau délicieusement chaude. Une fois sûre que je suis bien installée, elle se retire pour m’accorder un peu de calme. L’eau me fait effectivement un bien fou. Elle calme les nœuds dans mon ventre, apaise la tension dans mes épaules, m’absorbe dans un silence reposant, comblé par le clapotis sur les parois de l’immense baignoire. Une bonne demi-heure plus tard, je sors du bain, les cheveux humides et la peau moite. Mrs. Thompson m’enveloppe dans un peignoir de soie, aussi doux que léger. Elle me raccompagne jusqu’au canapé, sur lequel je m’installe à nouveau, détendue. Je reprends mon café et le finis par petites gorgées. Soudain, les grandes portes du salon s’ouvrent. L’air change aussitôt. Aden entre. Ses pas lents et maîtrisés résonnent de manière étouffée sur les tapis. Ses yeux implacables se posent sur moi et s’ancrent aux miens. — Mrs. Thompson, vous pouvez disposer, dit-il d’une voix basse, mais claire. La domestique hésite à peine. — Bien, Majesté. D’un geste discret, elle lisse le revers de sa robe, incline la tête, et sort, refermant les portes derrière elle. Un silence pesant s’installe. La tension vibre dans l’air, telle une corde prête à rompre. Aden avance lentement et s’arrête devant moi. Il attrape mon menton entre son pouce et son index, me forçant à maintenir notre contact visuel. — J’ai entendu parler de ton entrevue avec un certain prince d’Iwerddon et de ses ambitions de faire de toi sa femme, dit-il froidement. Un frisson me parcourt, tandis que son regard dur comme l’acier exige une réponse. — Il est vrai qu’il a mentionné le fait que les membres de la famille royale d’Iwerddon toujours vivants ont décidé que nous devions nous marier, j’acquiesce aussi calmement que possible. Mais ce n’est pas ce que je veux. Aden me dévisage longuement. Sa mâchoire est contractée, ses narines frémissantes. Sa main glisse doucement de mon menton à ma nuque, puis d’un geste brusque, il se penche vers moi et presse sa bouche sur la mienne. Mais ce n’est pas un b****r. C’est une attaque. Une morsure sauvage. Sa langue impose, conquiert, explore sans ménagement. Je gémis contre lui, prise de vertige. Je me cambre sous sa poigne qui se raffermit. J’essaie de respirer. Il ne me le permet pas. Ce n’est que lors qu’il nous sent tous deux au bord de l’asphyxie, qu’il recule, son regard toujours ancré au mien. — Déshabille-toi, gronde-t-il. Une injonction à peine humaine. Un ordre de roi, de mâle dominant. Je le fixe, haletante. Ma poitrine se soulève rapidement sous le fin tissu du peignoir. Le goût de son b****r brûle encore mes lèvres, âcre et envoûtant. — Quoi ? je souffle, envahie par une chaleur soudaine. Ses yeux s’assombrissent. Il penche la tête comme un prédateur qui savoure sa proie avant la morsure. — Je t’ai dit de te déshabiller, Amanda. Je reste figée un instant, le cœur au bord de l’explosion, puis j’obéis. Je me lève, défais le nœud de mon peignoir. Le tissu glisse sur ma peau, frôle mes seins, mon ventre, mes hanches, avant de tomber en silence à mes pieds. Mes cheveux tombent en cascade autour de moi. — Allonge-toi, m’ordonne-t-il, désignant le tapis devant la cheminée. Je m’exécute, les reins posés sur la fourrure, les cuisses entrouvertes. Son regard toujours rivé sur moi, Aden retire ses vêtements un à un, exposant son corps de dieu déchu. Mon ventre se contracte sous l’effet du désir. Il s’agenouille face à moi. Sans perdre de temps, ses mains m’ouvrent en grand et il plonge la tête entre mes jambes. Sa langue me lèche avidement. Elle s’enfonce, glisse, tourbillonne contre le cœur de ma chair. Je me cambre, traversée d’une onde de plaisir. Ses doigts s’enfoncent dans la peau de mes hanches. Je tente de glisser mes doigts dans ses cheveux, sa poigne ferme se referme autour de mes poignets, qu’il bloque au niveau de mon ventre. Je me tortille sous ses assauts impitoyables, chaque fibre de mon être à vif. Il ne me caresse pas. Il me punit. Il me possède avec une langue affamée, brutale, presque animale. Mes ongles s’enfoncent mes paumes. Je rejette la tête en arrière, tremblante. La vague montante du plaisir s’empare de moi, tandis qu’il me pénètre d’un doigt, puis deux. — Auden ! je crie, au bord de l’extase. Ma vision se trouble. Je suis prête à basculer. Soudain, il s’arrête. Se redressant d’un seul mouvement, il ramène mes poignets au-dessus de ma tête. Ses yeux sombres brûlent d’un désir incandescent dévorant. — Pas maintenant, gronde-t-il la voix rauque. Pas avant que tu n’aies compris à qui tu appartiens. Puis, d’un coup de rein brutal, il me pénètre, jusqu’à la garde. Je geins : — Oh…bordel ! Mon cri est englouti par sa bouche. Il commence à me prendre sans douceur, sa main emprisonnant fermement mes poignets, son autre bras tendu posé à côté de ma tête. Chaque coup de bassin est un coup de marteau, une affirmation sauvage du lien entre nous. Je gémis, me cambre, perds la tête. Il est en colère et cette colère s’exprime dans la manière dont il me prend. Je suis entièrement remplie, envahie. Je le sens partout : dans mon ventre, dans mes os, dans ma gorge. Mon corps le réclame, l’absorbe, veut ne faire plus qu’un avec lui. Mes hanches suivent le rythme d’elles-mêmes. Et j’aime ça. Il gémit contre mon cou, ses dents frôlant ma peau. Ses doigts s’enfoncent plus profondément dans ma peau, me gardant offerte, docile, à sa merci. — Tu es à moi, Amanda, souffle-t-il contre ma peau, à moi seul. Ses mots se plantent en moi plus profondément encore que son corps. Je ne peux que m’abandonner. Je perds pied, emportée dans une chute libre. Je viens dans un cri brisé, vulnérable. Le feu du plaisir me consume de la tête aux pieds. Aden jouit à son tour dans un râle profond, guttural, ses hanches heurtant les miennes. Il reste en moi un instant, haletant, sa bouche contre ma tempe. Mon cœur bat à tout rompre, mes poignets toujours captifs, mon souffle court. Enfin, il me relâche doucement. Il pose un b****r sur mon front, puis sur mes lèvres, avant de se retirer. Je ferme les yeux, à la fois vidée, pleine et brûlante. Mes cuisses sont engourdies, mon ventre est de nouveau noué, mon cœur martèle mes côtes. Mes poignets libérés me picotent, sensibles au moindre souffle d’air. Je me redresse, prête à me lever, mais la voix grave et possessive d’Aden m’interrompt : — Je n’en ai pas fini avec toi. Il m’attrape par la taille et me retourne d’un geste ferme. Je me retrouve sur le ventre, le visage enfoui dans la fourrure encore tiède de mon propre corps. Ses mains m’enserrent la taille. Je gémis, partagée entre la fatigue et un second éveil. Un claquement sec fend l’air. Sa main s’abat sur mes fesses. Je sursaute. La morsure de la douleur, brève, déclenche un frisson le long de ma colonne. Il recommence, de l’autre côté. Ma peau brûle. Mon bas-ventre pulse. Il se penche vers moi, sa bouche proche de mon oreille : — Tu aimes ça, hmmm ? (Je gémis, incapable de répondre autrement.) Tant mieux. Je compte bien te faire comprendre ce que c’est que d’avoir envisagé ne serait-ce qu’une seconde de m’échapper. Ses mains glissent lentement sur mes fesses, les pétrissent, les écartent avec une cruauté mesurée, puis descendent jusqu’à l’arrière de mes genoux, qu’il replie et écarte davantage. Mon dos se cambre malgré moi. Je me retrouve dans une position obscène, les fesses levées vers lui, les épaules plaquées contre le tapis. L’air frais mord ma peau brûlante, une tension aiguë pulse dans mes reins. D’une main, il saisit mes poignets qu’il ramène brutalement dans mon dos. De l’autre, il guide son sexe jusqu’à moi. Mon corps frémit. Il me prend d’un coup, jusqu’au fond. Je m’arque, un cri étranglé dans la gorge. Des larmes de plaisir perlent au coin de mes yeux. Il est plus dur encore, plus imposant dans cette position. Il me b***e sans douceur, comme une bête affamée. De nouveau captive, je ne peux que gémir, me cambrer, encaisser chaque assaut. Mes seins s’écrasent sur le tapis, mon corps secoué au rythme de ses coups. La sueur perle sur ma peau. Il me possède entièrement. Je ne suis plus qu’à lui. Sa chose. Sa poupée. Son exutoire. Et pourtant, je fonds. Un o*****e fulgurant me traverse. Mon corps se cambre violemment, mes cuisses tremblent, ma gorge laisse échapper un cri rauque. Je me resserre autour de lui, l’absorbe tout entier. Il grogne, accélère, ses doigts crispés sur mes poignets et sur ma hanche, son bassin claquant contre le mien. Puis, il vient, dans un râle guttural, profond, et se déverse entre mes cuisses. — Amanda ! Mon prénom explose dans l’air, brut, instinctif. Il s’écroule sur moi, haletant, son torse brûlant pressé contre mon dos. Je sens son cœur battre à l’unisson avec le mien. Il relâche mes poignets, m’embrasse la nuque et se laisse rouler sur le côté. Doucement, il m’attire entre ses bras. Je me laisse faire, complètement vidée. Du bout des lèvres, il dépose de tendres baisers sur ma tempe, ma bouche, le bout de mon nez, ma gorge et même ma clavicule. Je ferme les yeux, bercée par la chaleur de son corps et de ses lèvres. Blottie contre lui, nos jambes emmêlées, nos doigts entrelacés, je m’endors dans la douceur de notre étreinte. ** ** ** ** **
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