chapitre 10 : le passé qui revient

1127 Mots
La pluie tombait doucement sur les vitres du bureau d’Élina. La ville semblait plus sombre ce soir-là. Élina était seule devant la grande table de travail. Des dossiers ouverts étaient éparpillés partout. Les entreprises rachetées par Varela Holdings formaient presque une carte complète de l’empire de sa grand-mère. Elle soupira. « Cet homme avance comme s’il connaissait déjà chaque mouvement… » La porte s’ouvrit doucement. Adrien entra. « Tu travailles encore ? » Élina leva les yeux. « Tu aurais fait pareil. » Adrien s’assit en face d’elle. « On a trouvé quelque chose sur Nathaniel. » Élina redressa légèrement la tête. « Quoi ? » Lucas entra à son tour dans la pièce. « Et c’est… étrange. » Élina croisa les bras. « Expliquez-moi. » Lucas posa un vieux dossier sur la table. « Cet homme apparaît dans plusieurs archives liées à ta grand-mère. » Élina fronça les sourcils. « Impossible. » Adrien ouvrit le dossier. « Photos. Réunions. Contrats anciens. » Il tourna une page. « Et regarde ça. » Élina s’approcha. La photo était ancienne. On y voyait sa grand-mère… beaucoup plus jeune. Et à côté d’elle… Un homme qu’elle ne connaissait pas. Lucas murmura : « Ce n’est pas Nathaniel. » Adrien répondit doucement : « Non. » Élina sentit son cœur accélérer. « Alors qui est-ce ? » Adrien regarda la légende sous la photo. Puis il lut à voix haute : « Alejandro Varela. » Le silence tomba dans la pièce. Lucas leva les yeux. « Varela… » Élina murmura : « Le même nom. » Adrien referma lentement le dossier. « Nathaniel n’est peut-être pas seulement ton rival. » Lucas ajouta : « Il pourrait être lié à ta famille. » À cet instant précis… Quelqu’un frappa à la porte. Les trois se tournèrent. La secrétaire entra nerveusement. « Mademoiselle Élina… » Élina répondit : « Oui ? » La secrétaire avala sa salive. « Monsieur Nathaniel Varela est ici. » Le silence se figea dans la pièce. Lucas murmura : « Déjà ? » Adrien croisa les bras. « Intéressant. » Élina se leva lentement. « Faites-le entrer. » Quelques secondes plus tard… Nathaniel entra dans le bureau. Toujours calme. Toujours élégant. Son regard se posa immédiatement sur Élina. Puis sur le dossier ouvert sur la table. Un léger sourire apparut sur ses lèvres. « Je vois que vous avez commencé vos recherches. » Élina le fixa. « Tu connaissais ma grand-mère. » Nathaniel répondit simplement : « Oui. » Lucas s’avança. « Depuis combien de temps ? » Nathaniel ne quitta pas Élina des yeux. « Depuis toujours. » Le silence devint lourd. Élina murmura : « Alors dis-moi la vérité. » Nathaniel inclina légèrement la tête. « Êtes-vous vraiment prête à l’entendre ? » Adrien répondit froidement : « Essaie toujours. » Nathaniel regarda encore Élina. Puis il dit doucement : « Parce que la vérité… » Il marqua une pause. « …pourrait détruire tout ce que vous croyez savoir sur votre famille. » La pluie continuait de tomber derrière les grandes fenêtres. Et pour la première fois… Élina sentit que le secret de sa grand-mère était bien plus grand qu’un simple héritage. un peu plus tard, La pluie continuait de frapper les grandes vitres du bureau d’Élina. La pièce était silencieuse. Lucas et Adrien se tenaient de chaque côté de la table. Nathaniel, lui, restait debout, calme, presque trop calme. Élina le fixait. « Tu dis que tu connaissais ma grand-mère… » Nathaniel hocha légèrement la tête. « Oui. » Adrien croisa les bras. « Alors parle. » Nathaniel regarda le dossier ouvert sur la table. La photo de la grand-mère d’Élina et d’Alejandro Varela était toujours visible. Il soupira doucement. « Cet homme sur la photo… » Élina murmura : « Alejandro Varela. » Nathaniel confirma. « Mon père. » Le silence tomba dans la pièce. Lucas recula légèrement. « Attends… quoi ? » Adrien fronça les sourcils. « Tu veux dire que ta famille travaillait avec la sienne ? » Nathaniel répondit calmement : « Pas seulement. » Il regarda Élina. « Nos familles ont construit cet empire ensemble. » Élina sentit son cœur battre plus vite. « Ma grand-mère ne m’a jamais parlé de ça. » Nathaniel répondit doucement : « Parce que leur partenariat s’est terminé dans le sang. » Lucas murmura : « Dans le sang ? » Nathaniel continua. « Mon père est mort dans un accident… il y a vingt ans. » Adrien demanda : « Et tu crois que ce n’était pas un accident ? » Nathaniel regarda Élina droit dans les yeux. « Non. » Le silence devint lourd. Élina demanda d’une voix plus basse : « Tu penses que quelqu’un l’a tué ? » Nathaniel répondit : « Oui. » Lucas secoua la tête. « Mais quel rapport avec la grand-mère d’Élina ? » Nathaniel posa une main sur la table. « Parce qu’elle était la seule personne qui savait la vérité. » Adrien murmura : « Tu veux dire… » Nathaniel termina la phrase. « Quelqu’un l’a fait taire. » Élina resta immobile. « Tu es en train de dire que ma grand-mère… » Nathaniel répondit lentement : « N’est peut-être pas morte naturellement. » Le silence explosa dans la pièce. Lucas murmura : « C’est impossible… » Adrien regarda Nathaniel. « Tu as des preuves ? » Nathaniel répondit calmement : « Pas encore. » Élina sentit une colère monter. « Alors pourquoi me dire tout ça maintenant ? » Nathaniel répondit : « Parce que tu es la prochaine cible. » Lucas s’avança brusquement. « Hé, ça suffit ! » Mais à ce moment précis… La porte du bureau s’ouvrit brusquement. Monsieur Dorian entra, essoufflé. « Mademoiselle Élina… » Elle se tourna vers lui. « Qu’y a-t-il ? » Dorian semblait nerveux. « Nous avons un problème. » Adrien demanda : « Quel genre de problème ? » Dorian répondit : « Quelqu’un a transféré des millions depuis les comptes du groupe… vers une entreprise inconnue. » Lucas fronça les sourcils. « Comment c’est possible ? » Dorian regarda Élina. « Parce que la personne avait les codes d’accès internes. » Le silence tomba à nouveau. Adrien murmura : « Donc… » Nathaniel termina la phrase. « Il y a un traître dans ton entreprise. » Élina regarda lentement chacun dans la pièce. Lucas. Adrien. Dorian. Nathaniel. Pour la première fois… Elle réalisa que l’ennemi pouvait être beaucoup plus proche qu’elle ne l’imaginait. Nathaniel murmura alors doucement : « La guerre vient seulement de commencer. » La pluie tombait encore sur les vitres. Et quelque part dans le bâtiment… quelqu’un souriait en regardant les caméras de surveillance. Parce que le plan fonctionnait parfaitement.
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