XIX

2365 Mots

XIX On arriva à la Motte-Seuilly le lendemain, sur les neuf heures. Le lecteur n’a pas oublié qu’à cette époque, le dîner se servait à dix heures du matin, le souper à six heures du soir. Cette fois notre marquis, bien résolu à faire l’ouverture de ses projets matrimoniaux, avait pensé qu’il devait arriver en plus leste équipage que sa belle grande carroche. Il avait enfourché, sans trop d’efforts, son joli andalous nommé Rosidor (toujours un nom de l’Astrée), excellente créature aux allures douces, au caractère tranquille, un peu charlatan, comme il convenait de l’être pour faire briller son cavalier, c’est-à-dire sachant, au moindre avertissement de la jambe ou de la main, rouler des yeux féroces, s’encapuchonner, gonfler ses naseaux comme un mauvais diable, voire faire assez haut la

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER