XXI Ils retournèrent au jardin, où M. de Beuvre les accueillit d’un air goguenard. L’air sérieux et tranquille que prit Lauriane, l’air attendri et radieux qui ne pouvait dissimuler le marquis, le jetèrent dans une surprise si grande qu’il ne put se tenir de les interroger, à mots couverts assez transparents, devant d’Alvimar. Mais Lauriane répondit qu’elle était parfaitement d’accord avec le marquis, et d’Alvimar, ne voulant pas en croire ses oreilles, prit encore cette assertion pour une coquetterie à son adresse. Alors l’inquiétude de M. de Beuvre devint très vive, et, prenant sa fille à part, il lui demanda si elle parlait sérieusement, et si elle était assez folle ou assez ambitieuse pour accepter un beau galant né sous le roi Henri II. Lauriane lui raconta comment elle avait rés


