XXX À peine furent-ils en selle, que le marquis, s’adressant à Adamas, lui dit d’une voix émue : – Vite, mon hausse-col, ma bourguignote, mes armes, mon cheval et deux hommes ! – Tout cela est prêt, monsieur, répondit Adamas. Maître Jovelin nous a tout commandé, disant, de votre part, que, si M. d’Ars repartait ce soir, vous lui feriez escorte… Mais à quelles fins ?… – Tu le sauras quand je serai revenu, dit le marquis en remontant à sa chambre pour s’équiper. A-t-on eu soin d’apprêter les chevaux dans la petite écurie, de manière que les gens qui me doivent escorter fussent seuls dans le secret ? – Oui, monsieur ; j’y ai eu l’œil en personne. – Est-ce que tu vas bien loin ? s’écria Mario, qui venait de souper avec Mercédès et qui rentrait dans la chambre à coucher. – Non, mon fils,


