XXXVIII Cependant, au bout de quelques semaines, grâce à l’activité d’Adamas et à l’intelligence de la Morisque, on avait réussi à équiper Mario en gentilhomme de qualité, et même le marquis était venu à bout de lui donner quelques notions de manège et d’escrime. Il y avait, en outre, tous les matins, de plaisantes séances entre le vieillard et l’enfant pour la leçon de grâces. Le marquis faisait entrer et sortir dix fois de suite son élève, pour lui apprendre la façon de s’introduire avec élégance et courtoisie dans un salon, et celle de se retirer avec modestie et politesse. – Voyez-vous, mon cher comte, lui disait-il (c’était l’heure où il fallait se parler avec de gracieuses cérémonies), lorsqu’un gentilhomme a passé le seuil de la porte et fait trois pas dans un appartement, il es


