Aloïs a sorti une petite boîte de laque où était représentée une scène d’un conte russe que je connais parce qu’un de mes cuisiniers l’a raconté : des sorciers – des bons et des mauvais – se partagent le monde selon les heures et les lieux, ça marche plutôt bien et ils boivent de la vodka pour célébrer cet accord parfait. Mon frère m’a offert une pilule que j’ai voulu refuser. « Tu as peur que je t’empoisonne ? » J’ai répondu que c’était déjà fait et j’ai fini par prendre ce qu’il me donnait, comme d’habitude. Très vite, je me suis sentie mieux, d’autant que ce n’était pas le moment de craquer. J’ai vu arriver la grande blonde. C’est le nom que je donne à une employée sud-africaine. Elle fait la vendeuse et autres petits boulots d’accueil qui lui donnent plus de liberté qu’à moi de vagabon


