Chapitre XV

1394 Mots

XVÉtourdie, coincée par les branches minces des buissons, Marie mit du temps à se dégager. Dans son arbre, elle s’était sentie à l’abri. Maintenant elle avait peur. De qui ? Elle ne savait plus… Ses mouvements étaient devenus lents et maladroits. Elle imagina Petitmangin, ou Sérigny, ou les deux, la cueillant dans son buisson comme une poire trop mûre. L’idée la révolta. Elle s’arracha au buisson, poussant un cri perçant quand un rameau lui râpa l’omoplate. Sa bicyclette… Elle la retrouva derrière la maison de gardien. Un instant, elle eut l’idée de casser un carreau du rez-de-chaussée pour aller chercher un rideau, ou n’importe quoi, pour se couvrir. Elle renonça, enfourcha sa bicyclette, se lança dans la nuit. Le froid humide la transperça quand elle commença à pédaler en direction du

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