VLe dimanche matin, Marie et le commissaire prenaient un petit-déjeuner tardif dans la cuisine. — Monsieur Enjolras a peut-être été empoisonné, dit le commissaire après sa seconde tasse de café. — Pourquoi peut-être ? demanda Marie — Il était cardiaque et suivait un traitement à base de digitaline. La dose retrouvée dans le sang est légèrement anormale et a pu provoquer une crise de tachycardie fatale. Mais les verres retrouvés dans la cuisine ne révèlent rien. On a dû les laver. — Si on lui a administré de la digitaline dans du vin, par exemple, dit Marie, le meurtrier connaissait assez bien monsieur Enjolras pour boire avec lui, d’abord, et pour savoir qu’il y avait de la digitaline dans la maison, ensuite. Et même savoir où monsieur Enjolras rangeait ses médicaments… — À moins que


