Aucune vie n’est facile,la vie est semée d’embûches,il faut endurer pour s’en sortir ,le principe pour réussir dans la vie c’est de ne jamais baisser les bras qu’importe la complexité de la situation,tomber n’est pas une fatalité c’est rester à la même place sans pouvoir se relever qui est une fatalité ,la vie est ainsi faite ,parfois on nage dans le bonheur et parfois dans le malheur ,une personne faite d’os et de sang ne peut pas éternellement être heureux ,c’est impossible,la vie est faite d’une couche de miel et d’une couche de miel,la couche de miel est temporaire de même que la couche de miel,le plus important c’est de vivre les circonstances telles qu’elles viennent toujours avec philosophie et ne pas se laisser affecter par tout ce qui se passe dans notre entourage ,tout ce qui se produit dans notre vie ,disons nous qu’elle émane de la volonté divine ,Dieu a toujours le dernier mot.
Encore une fois,des gens s’entêtent à croire que la poisse existe vraiment,à force de croire à ces choses,elles finissent de se réaliser,l’être humain ne croit seulement à une chose qu’il veut croire et il ne voit seulement à une chose qu’il veut voir,la poisse n’existe pas ,ceux sont des circonstances qui se croisent ,une circonstance heureuse et une circonstance malheureuse.
Au village,chez le défunt Baye,la maison commençait à se vider des personnes qui étaient venu compatir au chagrin de perdre un être cher.
Telle est la définition de la générosité et du savoir vivre ensemble,on vit nos moments heureux ensemble de même que nos moments malheureux ensemble.
La mére de Baye était assise sur une natte avec son chapelet,à son coté droit était assise sa fille aînée,la grande sœur de Baye.
-Maman ,l’enfant de ROUBA ne doit pas s’approcher de cette maison.....dit la sœur du défunt Baye par ailleurs la belle sœur de ROUBA
-Hum
-Maman je te parles là
-Hum
Elle égrène encore son chapelet une dizaine de minutes avant de se retourner vers sa fille.
- Répètes ce que tu viens de dire
- J’ai dit que l’enfant de ROUBA ne doit pas s’approcher de cette maison
Elle prit derechef son chapelet et frappe sa fille qui la stoppe de justesse ,cette enfant elle l’aimait plus que tout ,elle aimait cet enfant comme elle a aimé son père.
-Maman tu as quoi là à vouloir me frapper comme ça?
-Aimes tu Baye ton frère ?
- C’est une question ça maman ?
- Bien sûr c’est une question,réponds moi
-Mais maman bien sûr que je l’aime,Baye été un homme aimé de tous
-Non tu ne l’aimes pas,ton frère vient de rendre l’âme,mets tes états d’âme de côté et fais son deuil,ton frère n’aimerait jamais que tu dises cela de sa fille ,cet enfant est ton sang que tu le veuilles ou non,tu es la sœur de son père.
-Maman s’il est mort c’est à cause de cet enfant,elle a emmené la poisse avec elle,c’est quand elle est né qu’il y’a eu ce vent v*****t qui a tué mon petit frère Baye
-Tu viens tout juste de le dire,c’est le vent qui a tué ton frère,c’est Dieu qui en a voulu ainsi,cet enfant n’en est pour rien,comment un nouveau né peut être la cause de tout ceci,arrêtez de croire à ces mythes,à ces futilités,tout ça c’est révolue,ma petite fille viendra dans cette maison tant que je serais en vie,de plus même je vais discuter avec Coura pour qu’elle me remette ma petite fille.
-Ta petite fille!!!
-Oui ma petite fille ,tu m’as bien entendu et tu as intérêt à bien la traiter si tu ne veux pas recevoir ma foudre.
-Depuis quand tu aimes les personnes qui se rattachent à ROUBA ?
-Il ne s’agit pas de ROUBA mais de l’enfant de Baye,de ma petite fille,elle est tout ce qui me reste de Baye,c’est le souvenir que Baye m’a laissé
-Hum retournement de situation en tout cas
-Si tu ne veux pas être en désaccord avec moi,tu as intérêt à bien te comporter avec ma petite fille,elle est ton sang que tu le veuilles ou non,vous avez le même sang qui coule dans vos veines,je ne te comprends pas,meuno beug guinar di bagn aye néname,tu ne peux pas aimer une poule pour après détester ces œufs,si tu prétends aimer Baye alors aime sa fille,un point c’est tout,comment peux tu t’acharner sur un nouveau né
-Tu ne peux pas me forcer à l’aimer,c’est une poisseuse,sa naissance n’augure rien de bon
-Hors de ma vue......dit elle encore en voulant frapper sa fille avec le chapelet
Cette dernière l’esquive de justesse et partit avant de recevoir la foudre de sa mère.
« Ma petite fille personne ne la touchera ,je peux te le promettre Baye »......dit elle les yeux braqués au ciel
« Je ne souviens du jour où tu me parlais de ton désir de m’emmener à la Mecque faire le pèlerinage,mon fils tu étais un homme plein d’ambition,tu n’as jamais voulu que je sois triste,tu as toujours voulu que je ne manque de rien,mon cœur de mère est fière de toi,ame nga sama ngueurem,je te béni mon fils,si ton paradis se trouve sous mes pieds alors je te donne les clés du paradis,seigneur donnez une place de choix à mon fils au paradis ».....disait la mère de Baye les yeux inondés de larmes.
« Ne pleures pas ,les pleurs ne sont pas du tout du bon pour lui,pries juste pour lui,il en a besoin comme d’ailleurs tous les défunts parti au ciel avant nous »......lui souffle une voix dans sa tête
« Comment ne pas pleurer la mort d’un fils qui faisait tout pour sa mère,que vais je devenir sans lui,il était mon unique fils,je croyais en ses capacités et j’espérais qu’un jour qu’il nous sortira,qu’il sortira ce village de ce calvaire »
« Sois forte,Dieu n’éprouve que ceux qu’il aime ».....lui souffle encore une voix dans sa tête.
Elle se lève derechef,efface ses larmes et pries deux rakk pour demander au seigneur de lui donner la forcer d’endurer ce deuil,ce malheur,cette tristesse.
De l’autre côté,Maguette venait tout juste d’arriver à l’hôpital,elle était fatiguée et exténuée,ses pieds ne tenaient plus,elle avait faim et soif mais elle réussit quand même à rejoindre la chambre d’hôpital de ROUBA.
-Ah Maguette te voilà.....dit Thiaba
-Bonsoir Thiaba.....dit elle faiblement
-Maguette comment tu vas?tu dois être fatiguée
-Ne t’inquiète pas,tiens ce sac,le chef du village a donné de l’argent ,de même que les femmes du village,tes bijoux sont aussi dedans
-Désolé pour ce que tu as enduré sur le chemin pour moi et ma fille,nous t’en serons à jamais reconnaissante ,tu es une personne rare,d’une générosité sans égale,que Dieu te donne une longévité auprès des personnes que tu aime ,de la santé surtout,vraiment te dire merci est une petite chose,je n’ai même pas les mots pour te remercier,tu as fait un si long chemin deux fois juste pour nous aider,je laisse tout entre les mains,que Dieu te rétribue tes bonnes actions
- C’est mon devoir en tant que m*******e d’aider mon semblable,ne t’inquiète pas pour moi,l’importance c’est que ROUBA aille mieux,moi je suis déjà vielle,même si je meurs ça ne changera rien,j’ai assez vécu et ma mort ne va pas tarder,l’ange de la mort ne va pas tarder à venir me rendre visite,pour ce qui me reste je vais m’investir dans le chantier de Dieu,faire ses recommandations et laisser ses interdits....dit elle en tenant sa tête
-Je crois que je vais m’évanouir....dit elle et derechef et perdit connaissance
-MAGUETTE !!!MAGUETTE!!!
Thiaba était tellement paniquée qu’elle ne savait quoi faire ,elle sortit derechef de la salle et alerte les infirmières qu’elle voit dans le couloir de l’hôpital.
Les infirmières arrivent et on la transporte dans une autre salle ,Thiaba voulait y entrer quand on la stoppe de justesse.
-Restez ici s’il vous plaît.....dit une infirmière en fermant la porte derrière elle.
« Je ne me le pardonnerais jamais s’il arrivait quelque chose à Maguette ».....disait Thiaba en se laissant asseoir sur la chaise en face de la chambre où étaient les infirme avec Maguette.
À SUIVRE
Qu’est ce qui se passe avec Maguette ?
Que pouvez vous en conclure d’après son discours si émouvant ?
Qu’est ce qui arrive à Maguette ?
Vos impressions et suggestions seront les bienvenues
À bientôt pour une nouvelle partie pleine de rebondissements et de surprises.
Je vous conseille de ne pas lire la partie suivante,elle est en correction