XXVITrois jours après, Olivier et Raymond fumaient un cigare sur l’asphalte du boulevard Italien. Il était cinq heures et demie, l’heure de l’absinthe, comme disent les viveurs modernes. – N’oublions pas, dit Oliver, que le baron nous a donné rendez-vous chez Tortoni. – Le voilà, répondit Raymond. M. de Saunières descendait, en effet, d’une voiture de place, et vint à eux les mains ouvertes. Tous trois s’installèrent à une petite table, devant le glacier à la mode. – Mon cher ami, dit le baron, je vous apporte une bonne nouvelle. Voyons ! soyez raisonnable. Vous êtes d’une lâcheté extrême en présence du bonheur. Ne pâlissez pas… ne tremblez pas… – Mon cher baron, dit Olivier, Raymond est un vrai cœur de poule. Il faut le traiter en conséquence ; ne le faites pas mourir de joie et d’


