XXXILorsque Baptiste fut parti, le major et le petit baron se regardèrent. – Ce diable de valet, murmura le petit baron, donc se serait attendu à le voir ? – Sois calme, il ne nous gênera pas longtemps. – Ah ! – J’en fais mon affaire pour demain soir. D’ailleurs, si tu tues Raymond, il n’aura pas grand intérêt à nous trahir. – C’est vrai. – Mais il faut tuer Raymond. – Oh ! le portier de la rue Rochechouart m’a donné le bon moyen. Je lui enverrai ma balle où je voudrai. – C’est fort bien. Seulement il faut te coucher et, auparavant, trouver des témoins. – Deux officiers de la caserne de Courbevoie, parbleu ! Je vais aller à leur café. Depuis qu’il avait retrouvé sa mère, le petit baron habitait avec elle à Neuilly. Le major lui prit le bras et le conduisit au boulevard, où il de


