24.En quittant Actéon, le marchese avait gagné son logis et s’était mis au lit sur-le-champ, puis il n’avait pas tardé à s’endormir de ce sommeil lourd et pesant habituel aux natures herculéennes telles que la sienne. Le marchese était brave de cette bravoure féroce et grossière du soudard que dominent des instincts sanguinaires ; ensuite, il avait une foi aveugle et profonde en sa force colossale, en son habileté de spadassin, et il avait puisé dans sa haine pour Raphaël une énergie violente qui l’avait poussé à dormir, afin qu’il eût toutes ses forces au moment du combat. Actéon, en le saluant et en l’engageant à s’aller reposer, lui avait dit qu’il le ferait éveiller par son écuyer, lui laissant comprendre ainsi qu’il aurait avec le duc un dernier entretien et qu’ils pourraient ensemb


