— Viens, lui dit-elle. Elle est seule à cette heure ; elle t’attend… Mme d’Etampes avait, en effet, en quittant le petit hôtel du marquis, couru chez la dauphine, lui annonçant l’arrivée de Raphaël à Paris. Raphaël suivit sa mère en chancelant. Mille pensées confuses, incohérentes se heurtaient dans son cerveau ; il croyait être le jouet d’un rêve, et son cœur ne battait plus. La duchesse l’entraîna par les corridors déserts du Louvre ; elle lui fit traverser successivement plusieurs salles vides et silencieuses ; puis elle poussa une petite porte, et Raphaël éprouva une sensation semblable à celle qu’il avait éprouvé une heure auparavant, quand le négrillon avait ouvert la porte de cet oratoire où la duchesse l’attendait. Un flot de lumière l’avait ébloui ; puis, sa mère l’avait pouss


