24 9 août 1720 — Marseille — Royaume de France Charles et Jean Peysonnel sont à bout de force. Ils ont réclamé de l’aide et vont être rejoints par d’éminents confrères de l’université de Montpellier. Les médecins de la cité phocéenne sont tout à la fois débordés et désespérés : il meurt désormais plus de cent personnes par jour et les infirmeries saturées ne sont plus à même de recevoir les malades. Chacun tente de lutter à sa façon contre le noir fléau ; on fait brûler du soufre pour chasser les miasmes, on tapisse le sol des maisons d’herbes odorantes pour se protéger de l’air vicié du dehors. Rien pourtant n’arrête la redoutable épidémie. Le découragement gagne l’ensemble de la population et les autorités impuissantes laissent s’accumuler les cadavres jetés dans les rues. Loin, bie


