Pour d’Hauteville, une telle amitié s’était rompue par une mort prématurée ; et de la nulle froideur, aucun nuage qui l’eût altérée. Tous les souvenirs en étaient purs comme l’âge de tous deux. Aussi ne comparait-il cette affection à aucun autre, car la source de l’enchantement n’en avait jamais été tarie. Mais ces distractions passagères firent bientôt place au sentiment de toutes ses espérances perdues. Le présent tuait le passé dans son cœur. Il regarda autour de lui, il était seul ! Il ne savait guère ce qu’est la solitude et l’abandon pour un malheur comme le sien. Toujours prêté à vous poursuivre du miroir de vos fautes passées, à vous abreuver de nouveau de tout le fiel déjà une fois épanché sur la vie, la solitude est un ennemi impitoyable. D’Hauteville fut bientôt accablé de tant


