XII-3

2143 Mots

Le salon était occupé par la portion la plus paisible de la société du Raincy. On essayait déjà d’y faire de la musique : c’était une innocente lutte de prétentions, bourgeoises ; des improvisations retenues de mémoire, des caprices étudiés six mois, des fantaisies connues de toutes les écolières de Cousineau, et des duos de Solié, et des romances de Coupigny longtemps à la mode en province. Quand Garat parut, les petits fredons se turent et on écouta le rossignol. Pendant ce concert, un peu long, d’Hauteville s’avança dans le parc, du côté où il supposait sa sœur, et il ne tarda pas à la voir, en effet, revenir vers le château, escortée de ses graves compagnes. Mais, à vingt pas d’elle, il crut reconnaître un chien noir, de race anglaise, marqué de feu, qu’Adriani avait coutume de laisse

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER