Chapitre 7 : Qu'est ce que j'ai fait !

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-Mauriane J’ai bien pris ma douche malgré ses cris et coups sur la porte. Je suis sortie nue et mouillée de la salle de bain pour la chambre où Jean m’attendait en tournant en rond. Dès qu’il m’a vue il est venu me plaquer contre le mur. En un rien de temps il a soulevé ma jambe droite de son genou droit et ses doigts sont allés dans mon s*x. Il me regardait droit dans les yeux et je m’étais interdit de gémir. Il a lui-même sorti son p***s de son short pour le fourrer en moi, c’est là que j’ai pris les choses en main. En un rien de temps je l’ai plaqué au sol et me suis empilée sur son s*x. Je me suis mise à le b****r comme on ne l’a jamais fait en le fixant sans expression. Chaque coup de rein représentait ma frustration pour les semaines que j’ai passées seule ici pendant qu’il couchait sa femme. Je l’ai sérieusement baisé, du vrai porno. Le genre que si tu regardes tu peux vomir tellement c’était sale. Je l’ai sorti du premier trou pour le deuxième après avoir cracher sur son s*x. Il fallait l’entendre gémir, le voir révulser les yeux comme s’il faisait une crise d’épilepsie. Je l’ai empêché de prendre le dessus. Il était fortement agrippé à mes hanches pendant que je le baisais, à gémir comme une petite fille. Je suis revenue au premier trou, ce n’est pas hygiénique, je risque des infections mais tant pis. Je me suis penchée lui lécher puis mordre les tétons il aime ça. Jean : Mauriane oh ! Tu vas me tuer ! Oh chérie ! Oui ! Oui bébé ! Oui j’arrive ! Ja… C’est à ce moment que je me suis retirée et qu’il s’est mis à hurler, grogner et pester. J’ai pris la première robe que j’ai trouvée et je suis sortie de la maison toute nue. Au lavabo arrière je me suis rincée et j’ai enfilé ma robe sans rien en dessous. Ensuite je suis retournée sur la pointe des pieds au salon récupérer ma clé de voiture. Monsieur était sous la douche donc j’ai pu faire un petit sac vite fait et m’en aller avant qu’il ne sorte. Tu n’as pas dit que tu as une femme ? Qu’elle fasse son travail. Je suis allée chez ma mère. Comme elle recevait, je suis allée vers la piscine les pieds dans la piscine à pleurer. Maman : qu’est-ce qu’il y a ? Moi en larmes : c’est dure maman. Anita va retourner chez sa mère et il a fait la paix avec sa femme. Maman : et donc ? Moi : il était avec elle. Pendant trois semaines il n’est même pas venu me voir. Il la touchait sûrement. Maman : est-ce qu’il est revenu Mauriane ? Moi essuyant mes larmes : oui. Maman : un homme n’épouse pas n’importe qui. Le mariage les effraie alors s’il t’emmène devant le maire c’est que tu es spéciale à ses yeux. Tu ne vas pas détrôner sa femme en quelques jours, tu dois être patiente. Moi : mais ce n’est pas facile. Maman : rien n’est facile sur cette terre ma jolie. Si tu veux cet homme il va falloir t’armer de patience. Sinon tu peux toujours trouver mieux. Un jeune cadre riche. Moi : je veux Jean-Daniel et personne d’autre. Maman : alors arrête de pleurnicher et bats-toi. Comme la lionne que j’ai élevée. Je suis restée avec elle toute la journée. Je suis son unique enfant, elle n’avait pas envie de gaspiller son précieux corps pour donner la vie. Mon père, un homme dont elle était la maîtresse et qui a fini par laisser sa famille pour elle. Un riche héritier qui a fait de maman et moi deux riches héritières. Ses deux premiers enfants n’ont absolument rien eu. Maman passe sa vie dans des avions à approvisionner ses boutiques en ceci et cela et quand la solitude se fait sentir, il y a Paul, un autre homme marié. Ma mère n’a jamais aimé la vie d’épouse. Être la maîtresse a toujours été mieux pour elle. Le mariage demande trop de contraintes, de sacrifices pour elle. Elle en a fait l’expérience avec mon père et heureusement il est mort six ans seulement après leur mariage. Le soir quand je suis rentrée, Jean était toujours chez moi. Il était 23h pourtant. Moi : bonsoir. Il n’a pas répondu. J’ai continué dans la chambre déposer mes affaires. _tu étais où ? J’ai sursauté parce que je ne l’avais pas entendu venir. Jean : robe transparente, pas de sous-vêtements en dessous. D’où est-ce que tu sors ? Moi : tu n’as pas le droit de venir ici me poser ce genre de question. Je n’ai rien à te prouver Jean, je ne suis pas ta femme. Jean : tu savais que j’étais marié. Moi : c’est vrai. Je pensais pouvoir supporter mais ce n’est pas le cas. Alors je préfère qu’on arrête là. Jean : arrêter quoi ? Moi : je n’ai que 30 ans, je ne vais pas laisser ma vie passer sous mes yeux. Je veux fonder une famille, me marier -là des larmes se sont mises à couler- je veux d’une vraie relation Jean-Daniel. Chose que tu ne pourras jamais me donner. Jean s’approchant doucement : pourquoi tu dis ça Momo ? Moi : parce que c’est vrai. Je réalise que tu ne la quitteras jamais pour moi, que je sers juste à te vider les couilles et rien de plus. Il m’a prise dans ses bras me caresser le dos. J’ai pleuré un moment et je me suis ressaisie. Moi : Jean-Daniel pars c’est mieux. -Jean-Daniel Après ce qu’elle m’a fait ? Pars ? Comme ça ? Est-ce qu’elle sait le trouble qu’elle a semé dans mon pantalon ? Pars ? Tout simplement ? Aucune femme ne m’avait jamais baisé comme Mauriane l’a fait ce matin. Pour ensuite me laisser comme ça en plan. Elle est sérieuse ? Je n’ai pas eu d’autres choix que de rentrer chez moi et lui laisser le temps de se calmer. Au moins j’ai Carmela. Carmela : après tu vas dire Carmela ceci, Carmela cela n’est-ce pas ? Carmela ne fait pas d’efforts, Carmela aime les problèmes. Tu es parti d’ici hier à 20h pour aller retrouver tes amis et c’est aujourd’hui à 23h49 que tu rentres. Et moi je dois seulement t’ouvrir les cuisses ? Hein non ? Moi : Carmela on va parler après. Carmela : je suis fatiguée. Moi m’énervant : je suis ton mari tu comprends ? J’ai le droit de le prendre et tu as l’obligation de me le donner. Carmela : tchip ! J’ai essayé de forcer mais rien. Elle a juré que ce soir je n’ai rien. Moi la suppliant : Carmela ? Chérie écoute-moi d’abord. Carmela : Jean je travaille demain. Moi avec une petite voix : tu vois comment tu es non ? Après quand je vais aller dehors tu vas te fâcher. Regarde comment je suis, touche -je me suis collé à elle qu’elle la sente- tu voulais que j’aille prendre ça ailleurs ? Carmela : … Moi : et pourtant il y avait des filles où j’étais hein, plein même. Mais j’ai dit “ah Jean-Daniel ! Ta femme t’attend à la maison, c’est le même goût. Après elle va encore se fâcher et vous allez encore avoir les problèmes”. Je suis seulement rentré, j’ai couru chez ma femme. Carmela : … Moi la bousculant : maman ? Maman ? Carmela agacée : Jean-Daniel c’est quoi ? Moi : j’ai faim. Carmela : tchip ! Il fallait rentrer plus tôt. Fais bien le malin parce qu’aujourd’hui c’est moi qui te demande. Moi : ah Carmela ! Je suis en train de te supplier, donne-moi un peu. La tête seulement. Elle s’est mise sur le dos et j’ai envoyé ma main entre ses jambes. Honnêtement je n’avais pas le temps pour les préliminaires, la salive fera l’affaire. Je suis resté sur ma faim, mais ça soulage. **septembre** Ça fait 4 mois que je n’ai pas eu de vrai rapport sexuel. Pas un où il faut juste verser, un où tu prends vraiment ton pied. 4 mois que Mauriane campe sur sa position et 4 mois que Carmela est soit malade, soit fatiguée, soit pas d’humeur ou alors te sert des étoiles de mer ou missionnaire. 4 mois que tout m’énerve, que tout le monde m’énerve. Et voilà la rentrée qui arrive, on va me demander les fournitures par ci, chaussures par là. Et dans deux mois Carmela va accoucher, il faut prévoir même un petit 100.000f car on ne sait jamais. Tout ça me rend tendu. [Sonnerie de téléphone : Pascale] Si seulement elle pouvait m’appeler pour me dire qu’elle a déjà fait les fournitures de sa fille. Moi : oui ? Pascale : je te demande tranquillement les bulletins de l’enfant tu ne veux pas donner non ? Moi : clic ! J’étouffe ici, je suis donc sorti prendre de l’air. Si seulement je savais. En passant par la ville, j’ai vu Mauriane avec un jeune homme assis en terrasse à rigoler. J’ai pris mon téléphone pour l’appeler, Madame a le toupet de couper l’appel et ranger le téléphone dans son sac. J’ai voulu descendre la soulever mais je me suis avisé. Je la verrai plus tard. Plus tard était ce soir. Je n’ai pas pu attendre plus longtemps, je suis allé chez elle mais elle n’y était pas. J’ai rappelé et elle a décroché. J’entendais les portes qui s’ouvrent et se ferment comme si elle s’éloignait pour répondre. Moi : c’est qui le gars qui t’empêche de répondre à mes appels ? Mauriane : bonsoir Jean. Je n’ai pas de compte à me rendre. Il y a des hommes qui ont vu ma valeur et sont prêts à tout pour être avec moi. Va préparer l’arrivée de ton bébé avec ta femme et cesse de m’appeler. Elle a raccroché et je n’ai plus été capable de l’avoir au téléphone. Rentrer et trouver Carmela profondément endormie m’a frustré comme jamais. . Pascale : je suis venue prendre les bulletins de mon enfant. Moi : j’ai dit qu’Anita reste avec moi. Pascale : tu es seulement fou ! Tu veux l’enfant pour aller la balancer dans une maison dans laquelle tu ne vis pas ? Mais Jean-Daniel tu es inconscient ! Tu sais ce qu’elle peut faire manger à l’enfant en ton absence ? Le mal qu’elle aurait pu lui faire ? Moi : tu me fais le bruit. Je ne donne pas les bulletins. Pascale : on est bien restons bien. Jean-Daniel donne-moi les papiers de mon enfant je vais aller l’inscrire à l’école. Moi : … Pascale : Jean-Daniel ! Jean-Daniel ! Elle s’est mise à renverser les choses dans la maison comme elle pense être la seule sauvage. Carmela : tiens. Je me suis retourné et elle tenait un porte document en main. J’ai essayé de le lui prendre mais Pascale a été plus rapide. Carmela : bulletins, acte de naissance, tout y est. Moi fou de rage : Carmela tu es malade ?! Tu es malade ?! Carmela : tu n’es plus avec la personne qui gardait l’enfant qui va la garder ? Moi : je comprends maintenant pourquoi Dieu te refusait les enfants. Ton cœur est noir, tu es mauvaise. J’ai pris mes clés et je suis sorti de la concession mais avant je devais lui dire Moi : tu prends Anita, ne me demande même pas 5f ensuite. Pascale : parce qu’avant tu donnais des millions. Moi : c’est bien. J’ai roulé sans destination pour finir dans un bar. J’ai tous les problèmes du monde, ma tête va exploser. C’est quelle vie où je n’ai jamais la paix ? Je suis rentré bien tard, comme par hasard Carmela ne dormait pas. Moi : je ne veux pas le bruit. Carmela : on en avait parlé. Je ne peux pas la garder. Moi : et tu trouves ça normal ? Tu trouves ton raisonnement normal ? Tu as eu Pascale devant toi combien de fois ? Qu’est-ce que tu lui as fait ? Rien ! Que parler. Mais quand c’est Anita tu as la force. Anita depuis le ventre de sa mère demandait à celle-ci de t’humilier ? Carmela : … Moi : tu sais où Pascale vit actuellement ? Tu sais où tu envoies cet enfant vivre ? Carmela : … Moi : à moi qui t’ai trompée tu as pardonné. De Pascale qui t’a humiliée tu ne t’es jamais vengé. Mais Anita c’est ta viande, Anita qui ne t’a jamais rien fait. Toi une mère, tu envoies un enfant vivre dans la misère parce que sa mère t’a fait du tort. Toi qui pleurais les enfants ici, aujourd’hui tu maltraites un enfant. Reste avec ta conscience Carmela, mais tu es vraiment mauvaise. Carmela en larmes : et tu avais besoin de dire ça devant elle. Moi en colère : non mais toi tu avais besoin de montrer aux gens une fois de plus que c’est toi le chef ici. C’est toi qui portes le caleçon. La décision finale te revient. J’ai pris un oreiller et c’est au salon que j’ai passé la nuit. [Alerte SMS] Pascale “toi proviseur ancien professeur, ta femme professeur d’université mais l’enfant passe avec la moyenne limite. Tu veux l’enfant pour quoi au juste ? Aller la donner à ta maîtresse ?” Pascale “amour y a pas, temps y a pas, même le suivi scolaire y a pas. Anita ne reviendra pas chez toi. Si pour ça tu n’es plus son père, chacun avec sa conscience.” -Carmela Depuis l’histoire avec Anita, Jean a recommencé à découcher à être désagréable. Je suis à mon septième mois mais ce n’est pas son problème, Monsieur ferme son téléphone quand il n’est pas à la maison. Les enfants peuvent avoir un problème mais il s’en fout. Je suis à bout. Vraiment à bout. Je ne sais plus quoi faire par rapport à ce mariage. Et pourtant tout allait déjà bien, on était déjà heureux, je ne sais pas quel diable s’amuse avec mon foyer. **octobre** [PAFF !] Je suis restée choquée la main sur la joue. Jean tremblant de colère : maintenant tu me donnes ces clés ! Je n’ai pas réagi et il ne s’est pas gêné pour me bousculer et m’arracher les clés de la maison. Il est parti sans remords, sans regarder derrière. Je pense que c’est bon, je pense avoir assez supporter. En larmes j’ai fait mes valises et dans la nuit, avec mes enfants, je suis partie de la maison. Ma grande sœur n’a rien dit en me voyant, elle m’a juste ouvert ses bras et je me suis mise à pleurer. Je ne sais pas, je ne sais pas ce que j’ai fait pour que Jean me traite ainsi. Cette même nuit j’ai été admise à l’hôpital. Jean n’est même pas venu me voir. 3 semaines après j’ai donné naissance à un autre garçon. J’ai sérieusement pété le câble en voyant le nom que Jean a osé mettre sur l’acte de naissance. NGONGO Jean-Pascal. JEAN-PASCAL ???! Je pense qu’il y a des limites au manque de respect. Je pense que Jean-Daniel s’est assez foutu de moi. Il a osé donné son nom à mon fils. Jean-Pascal ? C’est son enfant avec elle quoi ? Ya Nini : Carmela c’est comment ? Tu viens d’accoucher. Je n’écoutais même pas. J’ai démarré mon véhicule direction notre ancienne maison. 2e manque de respect. Il a osé installer sa maîtresse dans notre maison et cette dernière a le culot de me refuser l’accès à la propriété. C’est bon ! Là Jean-Daniel a gagné. J’ai attendu de prendre des forces pour me rendre au tribunal car il serait temps qu’on mette un terme à cette comédie qu’on appelle mariage. Je pense avoir assez donné. **novembre** Je découvre que je sortirai de ce mariage sans rien. Je dis bien sans rien. La maison dans laquelle il vit est l’héritage de ses parents. Le terrain d’Agondjé et celui sur lequel ON a construit, il les a achetés avant notre mariage civile. Moi désemparée : mais on était mariés à la coutume. Me SOUA : malheureusement ce mariage n’est pas reconnu dans notre pays. Moi en larmes : et les studios ? On les a construits ensemble. Me SOUA : est-ce que vous pouvez le prouver ? Le terrain lui appartient. C’est à ce moment que je me suis souvenue de cette dame avec une histoire similaire. Après 10 ans de vie commune, son mari l’a f****e à la porte avec les enfants et lui a arraché le terrain qu’ils avaient acheté ensemble. Je me rappelle avoir rit de cette femme “10 ans avec un homme qui ne t’épouse pas tu as eu” Elle demandait de l’aide et s’indignait contre le code civil gabonais et moi je n’étais pas d’accord avec elle. Aujourd’hui je me retrouve dans la même situation. J’étais mariée, mais les gabonais ne reconnaissent que le mariage tel qu’apporté par les occidentaux. Moi : et le régime communautaire ? Me SOUA : ces biens n’ont pas été mis au acquêts Madame. Il venait de briser mes derniers espoirs. Jusqu’à la fin, Jean-Daniel m’aura ridiculisée. C’est quelle manière d’aimer ? C’est quelle manière de traiter la femme qu’on dit aimer ? Je me suis effondrée dans le bureau de mon avocat. -Jean-Daniel **2 mois plus tôt** Si j’ai bien fait une chose dans ma vie, c’est de repartir mes biens entre mes enfants. Le terrain d’Agondjé à Anita ; mes deux studios, à Ariane et Nestor ; et la maison dans laquelle je vis aux enfants de Carmela. Quand mes poches iront mieux, je chercherai un autre biens pour les enfants de Carmela comme ils sont plus nombreux. Je ne comprends pas et n’excuse pas le comportement de Carmela vis-à-vis d’Anita. Elle n’était même pas encore née quand sa mère a décidé de pourrir la vie de sa rivale. 8 ans après pourquoi s’acharner sur l’enfant ? Les femmes sous-estiment souvent l’amour d’un père pour ses enfants. Comme on ne les porte pas en nous 9 mois, elles pensent qu’on les aime moins. Ça me fait mal quand je pense à où cette petite vivra. Ce qui m’a poussé à prendre du matériel en bon chez le briquetier du quartier pour aller améliorer la maison de Pascale à Angondje. J’ai fait tirer une pièce qui sera la chambre de ma fille, c’est tout ce que je peux faire et ça me fait une dette en plus. Je me suis garé chez Mauriane, elle était devant la télé. Je suis allé m’allonger sur ses cuisses et elle s’est mise à me cajoler. Moi les yeux fermés : ça va ? Mauriane : ça va. Je ne te renvoies pas la question. Moi : … Mauriane : tu as mangé ? Moi : non. Mauriane : viens je te sers. On est passé à table en silence. Le silence dont j’avais besoin pour réfléchir et nous sommes retournés devant la télé jusqu’à ce qu’elle s’endorme et que je la mène dans la chambre. On a rien fait cette nuit, j’avais trop de problèmes. C’est le lendemain que je lui ai raconté ce qui me tracassait, de savoir Anita chez sa mère dans la pauvreté extrême. Elle m’a écouté sans rien répondre, sans jamais m’interrompre et on a passé la journée à en discuter. Le lendemain Mauriane est allée elle-même faire les courses du petit-déjeuner à Anita et m’a demandé d’aller les déposer chez Pascale. J’ai failli pleurer. Je ne lui ai rien demandé, je ne lui ai pas expliqué mes problèmes pour qu’elle me donne de l’argent. Mais elle l’a fait. Je suis allée chez Pascale, mon cœur s’est serré en voyant la maison. Mais voir ma fille plus gaie, à sourire, m’a rassuré. Elle avait l’amour inconditionnel de sa mère et à cet âge c’était le plus important pour elle. Le soir Mauriane a tout fait pour me faire décompresser avec un bain relaxant et un massage avec de la musique douce chinoise ou vietnamienne je ne sais même pas. Moi : tu sais ce qui pourrait me détendre là tout de suite ? Mauriane : quoi ? Moi : que tu me b****s comme la dernière fois en allant jusqu’au bout cette fois. Je me suis rappelé de pourquoi j’ai commencé à découcher. De pourquoi j’ai commencé à négliger Carmela. Oh ! Le goût de Mauriane n’a pas son pareil, après ça on s’est endormi K.O — J’ai dû finir par me rendre à l’évidence. Je ne veux plus de mon mariage. Rentrer chez moi devenait un supplice, voir Carmela, l’entendre… lentement mais sûrement, Mauriane prenait de la place dans mon cœur et je commençais à m’éloigner de ma femme. Cette dernière n’a pas cessé de me casser les oreilles. Les vieilles habitudes étaient de retour, les injures et ce même devant les enfants. Pour mes enfants, j’ai préféré m’éloigner, mais plus je m’éloignais et plus elle me les cassait. Jusqu’à me pousser à bout. Je ne me suis pas contrôlé et je lui ai porté main. Le lendemain quand je suis rentré pour lui présenter mes excuses, elle était partie. Ça ne m’a pas spécialement touché. Elle est partie, j’ai fait venir Mauriane dans la maison. — Même partie, Carmela n’a pas cessé de m’emmerder, et pour lui rendre la monnaie de sa pièce, j’ai appelé notre fils Jean-Pascal. Qu’elle comprenne qu’on sait tous faire chier, qu’on peut tous être emmerdeur. **décembre** Pour le nouvel an, Mauriane a réuni tous mes enfants pour un repas. Anita avait encore maigri la pauvre. Mais cette fin de mois je finis de rembourser mon crédit à la banque. Il me restera encore les petits crédits pris de gauche à droite, mais rien d’important. Je pourrai lui envoyer de l’argent. Mauriane : à cette nouvelle année. Moi : à cette année qui s’annonce déjà merveilleusement bien. Elle m’a embrassé langoureusement. Ne t’inquiète pas, je te rendrai heureuse Mauriane. Je te couvrirai d’or et d’argent, parce que tu le mérites. Le 2 janvier je suis allé déposer chaque enfant chez sa mère. Carmela : je ne vais jamais t’accorder le divorce, tu ne l’épouseras jamais fais-moi confiance. Sauf que son départ de la maison avait été constaté par un huissier de justice. J’ai un dossier tellement béton que ce divorce je l’aurai. Ce soir j’ai fait l’amour à ma femme car oui, Mauriane deviendra ma femme très vite. -Carmela Ça fait mal quand tu aimes quelqu’un, lui fais totalement confiance et lui te poignarde dans le dos. Aujourd’hui je suis la mauvaise, la sorcière de l’histoire. Oh Seigneur ! Je demande à chaque fois ce que j’ai fait à Jean-Daniel pour mériter tout ça ? J’écoute tout ce que mon avocat me dit religieusement mais je n’ai plus de force. Je n’ai plus la force de me battre. Je capitule. Moi : je signe où ? Me SOUA : là. Voici comment je suis remerciée pour toutes ces années de sacrifices. Mais il y a une justice sur terre. — Je découvre comment Jean-Daniel a fait le partage de ses biens et une boule se forme dans ma gorge. Donc il a récupéré le terrain d’Agondjé sans me dire. Encore une fois, chacun des ses autres enfants a un bien à lui seul et mes 5 enfants une seule maison. J’avais la rage, la rage. Je l’ai donc suivi un soir alors qu’il sortait du boulot. Il m’a vue et m’a ignorée. Au début il roulait doucement puis il a accéléré et moi aussi. Je ne sais même pas comment cette course poursuite a commencé. Puis il a brusquement freiné mais moi je n’ai pas eu le temps. Je suis violemment rentrée dans son derrière, le reste s’est passé tellement vite, je n’ai rien compris. Il y avait du sang, des pleurs, j’ai juste eu le réflexe de m’enfermer dans la voiture. “Ils sont morts” Ils qui ? Qui est mort ? Oh Seigneur ! Qu’est-ce que j’ai fait mon Dieu ? Qu’est-ce que Jean-Daniel m’a fait faire ?
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