Chapitre 50 Genève, mai 1905 Extrait des pages déchirées du journal de Zélie BlondelIl pleut depuis deux semaines sans discontinuer. Le temps est le parfait miroir de ma tristesse. En quelques semaines, j’ai enseveli deux êtres qui m’étaient chers. Ma tendre mère si faible n’a pas réussi à vaincre sa maladie. À ma grande détresse, je suis arrivée trop tard et je n’ai pu qu’assister, impuissante, à son enterrement. Je m’en veux beaucoup de n’avoir pu lui dire au revoir. Puis ce fut au tour de mon mari de succomber subitement. Son retour d’Égypte s’est effectué dans de mauvaises conditions et il a attrapé la mort. Un refroidissement fatal, malgré son corps robuste… Ce fut un bel ensevelissement, un grand nombre d’archéologues et de professeurs sont venus assister à la cérémonie. Un moment


