Chapitre 24 Deir el-Bahari, 1905 Journal de Zélie BlondelLundi 6 mars – Notre maison est enfin réparée. Je suis soulagée de pouvoir quitter nos tentes pour un endroit plus confortable. À notre âge, il est plus agréable d’avoir un toit dur au-dessus de notre tête pour dormir. Assise sur la terrasse, je ne me lasse jamais des couchers de soleil de Deir el-Bahari. À chaque fois, le chatoiement des teintes mauves et roses des derniers rayons m’émeuvent aux larmes. Nicolas a passé la soirée à mettre à jour ses notes. Il ne cesse jamais de travailler. J’en ai profité pour me promener à travers les ruines du temple d’Hatshepsout et la colline qui les surplombe. De là, le soleil qui flamboie éclaire une dernière fois les tombes des anciens pharaons avant de continuer sa course dans l’Am Douat.


